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En Essonne, Semardel pousse les entreprises à trier leurs biodéchets pour produire du biométhane local

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Semardel intensifie en Essonne son travail auprès des dirigeants d’entreprises pour capter davantage de biodéchets et les transformer localement en énergie. À Écharcon, le groupe a mis en service un méthaniseur destiné à produire du biométhane à partir des flux collectés sur le territoire.

Le sujet dépasse la seule question du tri. Pour une entreprise, les biodéchets mal orientés finissent souvent avec les ordures résiduelles, ce qui complique le traitement et réduit la part valorisable. À l’inverse, quand la matière organique est séparée correctement, elle devient une ressource: elle peut alimenter une filière de méthanisation et produire de l’énergie. C’est ce “réflexe de tri” que Semardel cherche à installer dans les zones d’activité, en misant sur des démonstrations concrètes et des visites de site, selon Les Echos.

Un méthaniseur à Écharcon pour transformer les biodéchets en biométhane

La mise en service d’un nouveau méthaniseur à Écharcon s’inscrit dans une logique simple: traiter sur place une partie des biodéchets collectés en Essonne et les convertir en biométhane. D’après une source locale relayant l’inauguration, l’équipement est conçu pour valoriser les biodéchets du territoire via un processus de méthanisation, avec une production de gaz renouvelable.

Dans le quotidien, l’enjeu est très concret pour les producteurs de biodéchets, restauration collective, restauration commerciale, commerces alimentaires, mais aussi certains sites industriels: moins de “mélange” dans les bacs, c’est une collecte plus propre, une valorisation plus facile, et un traitement qui reste sur le territoire. Résultat: ce qui était perçu comme un rebut devient une matière première énergétique, à condition de respecter les consignes de tri.

Cette orientation locale est aussi un message politique et économique. Semardel affiche l’objectif de limiter les sorties de déchets hors du département en renforçant des capacités sur place, selon Les Echos. Pour les entreprises, cela se traduit par une filière identifiée, avec un opérateur qui peut expliquer le “pourquoi” et le “comment” du tri, au lieu de se limiter à une prestation de collecte.

Pourquoi Semardel mise sur la pédagogie auprès des dirigeants d’entreprises

Le tri des biodéchets ne se décrète pas uniquement par une note interne. Sur le terrain, une entreprise doit organiser des points de collecte, former les équipes, adapter les routines de cuisine ou de manutention, et éviter les erreurs classiques, emballages, plastiques, déchets non conformes. Semardel a choisi de cibler les dirigeants et responsables de site, car ce sont eux qui peuvent arbitrer les moyens, les consignes et le suivi, selon Les Echos.

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Pourquoi Semardel mise sur la pédagogie auprès des dirigeants d'entreprises

La démarche repose sur une idée: pour augmenter les volumes valorisables, il faut d’abord améliorer la qualité du tri. Une benne “polluée” par des intrus peut dégrader tout un lot. Résultat: la valorisation devient plus complexe, et la chaîne de traitement perd en efficacité. La pédagogie sert donc à sécuriser la filière en amont, avant même la collecte.

Dans l’Essonne, Semardel met en avant une approche intégrée, de la collecte au traitement puis à la valorisation, avec l’idée que ce qui entre sur son écosite ressort sous forme de matière ou d’énergie, selon la présentation de Semardel aux Universités des Mairies de l’Essonne. Pour un dirigeant, cette promesse a une traduction immédiate: mieux trier, c’est rendre visible une trajectoire du déchet, et donc plus facile à expliquer en interne, aux clients, ou dans les démarches RSE.

Visites, immersion, “voir pour comprendre”: la stratégie terrain en Essonne

Semardel et le département de l’Essonne ont aussi misé sur un format très opérationnel: faire venir les professionnels sur site pour comprendre ce qui se passe après la poubelle. Une initiative annoncée comme une “immersion” doit permettre d’expliquer les étapes du tri et de la valorisation, selon une communication locale sur une visite organisée avec le Groupe Semardel.

Ce type de visite répond à une difficulté fréquente: beaucoup d’entreprises connaissent le principe du tri, mais voient mal le parcours réel des déchets. Or, dans une cuisine centrale, un restaurant, une cantine d’entreprise ou un commerce, le tri se joue dans des gestes rapides, sous contrainte de temps. Quand les équipes comprennent ce qui est attendu, et ce que deviennent les biodéchets, l’adhésion est plus facile à obtenir.

Résultat: la pédagogie devient un outil de performance industrielle. Plus la matière organique est propre, plus elle est “méthanisable” dans de bonnes conditions. Et plus la filière est stable, plus l’opérateur peut planifier ses flux et sécuriser ses installations. C’est aussi une manière d’aligner les enjeux environnementaux avec des contraintes de gestion quotidiennes, bacs, stockage, rotations, propreté des locaux.

Un acteur historique, une logique d’économie circulaire revendiquée

Semardel n’arrive pas sur le sujet par opportunisme. Selon sa présentation institutionnelle, l’entreprise a été créée en 1984 et fonctionne comme une société d’économie mixte. Elle indique compter 560 collaborateurs et opérer depuis l’Ecosite de Vert-le-Grand / Écharcon, avec une offre multi-services allant de la collecte à la valorisation.

Le groupe met en avant un modèle d’économie circulaire et une transformation des déchets en ressources, chaleur, biogaz, électricité, ou matières premières secondaires, selon sa communication. Sur son site, Semardel se présente aussi comme un acteur traitant plus de 1 million de tonnes de déchets sur ses installations, un ordre de grandeur qui illustre le poids industriel du groupe à l’échelle locale.

Dans ce cadre, l’accent mis sur les biodéchets des entreprises s’explique: ce flux est à la fois abondant, régulier, et valorisable quand il est bien trié. Pour un territoire, c’est aussi un moyen de relier des gestes simples, séparer les restes alimentaires, éviter les intrus, à une production énergétique tangible, le biométhane issu de la méthanisation.

La bataille se joue maintenant sur l’exécution: convaincre davantage de sites de s’équiper, de former, de contrôler la qualité, et de tenir dans la durée. Les prochains mois diront si la combinaison “nouvel outil industriel à Écharcon” et “pédagogie auprès des dirigeants” permet de faire progresser la part de biodéchets captés et valorisés localement, comme Semardel l’ambitionne en Essonne, selon Les Echos.

FAQ

Qu’appelle-t-on biodéchets dans une entreprise?
Les biodéchets regroupent surtout les déchets organiques, comme les restes alimentaires et, selon les activités, certains déchets végétaux. Dans la pratique, ils proviennent souvent de la restauration, des cantines, des commerces alimentaires ou de sites produisant des rebuts organiques.

Que devient un biodéchet une fois collecté par Semardel?
Selon les informations communiquées autour du site d’Écharcon, une partie des biodéchets collectés sur le territoire peut être orientée vers la méthanisation pour produire du biométhane, une énergie renouvelable.

Pourquoi Semardel organise des visites pour les professionnels?
L’objectif est de rendre visible le parcours des déchets et d’améliorer la qualité du tri. Une immersion proposée aux professionnels vise à mieux comprendre les consignes et les étapes de traitement, selon une annonce locale sur une visite organisée avec le Groupe Semardel.

Semardel est-elle une entreprise publique?
Semardel se présente comme une société d’économie mixte, selon sa présentation institutionnelle. Ce statut associe généralement des acteurs publics et privés dans la gouvernance.

Où se situe l’écosite de Semardel en Essonne?
Semardel indique opérer depuis l’Ecosite de Vert-le-Grand / Écharcon, un site industriel dédié à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets.

Questions fréquentes

Qu’appelle-t-on biodéchets dans une entreprise ?
Les biodéchets regroupent surtout les déchets organiques, comme les restes alimentaires et, selon les activités, certains déchets végétaux. Ils proviennent souvent de la restauration, des cantines, des commerces alimentaires ou de sites produisant des rebuts organiques.
Que devient un biodéchet une fois collecté par Semardel ?
Selon les informations communiquées autour du site d’Écharcon, une partie des biodéchets collectés sur le territoire peut être orientée vers la méthanisation pour produire du biométhane, une énergie renouvelable.
Pourquoi Semardel organise des visites pour les professionnels ?
L’objectif est de rendre visible le parcours des déchets et d’améliorer la qualité du tri. Une immersion proposée aux professionnels vise à mieux comprendre les consignes et les étapes de traitement, selon une annonce locale sur une visite organisée avec le Groupe Semardel.
Semardel est-elle une entreprise publique ?
Semardel se présente comme une société d’économie mixte, selon sa présentation institutionnelle.
Où se situe l’écosite de Semardel en Essonne ?
Semardel indique opérer depuis l’Ecosite de Vert-le-Grand / Écharcon, un site industriel dédié à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets.

À retenir

  • Semardel renforce en Essonne la collecte et la valorisation des biodéchets produits par les entreprises.
  • Un méthaniseur a été mis en service à Écharcon pour transformer des biodéchets du territoire en biométhane.
  • Le groupe mise sur la pédagogie et des immersions sur site pour améliorer la qualité du tri.
  • Semardel se présente comme une société d’économie mixte créée en 1984, comptant 560 collaborateurs.
  • Semardel indique traiter plus de 1 million de tonnes de déchets sur ses installations.
Rédaction chez Industriel.net
Michel Joyeux, expert en innovation et transformation industrielle, partage sur Industriel.net son analyse des tendances liées à l’industrie 4.0, la robotique, la supply chain et la technologie industrielle
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