Une nouvelle unité de production de câblage automobile a été inaugurée à Bouskoura, au Maroc. Le câbleur allemand Leoni y consolide son ancrage industriel, dans un pays qui multiplie les projets liés à la filière automobile.
Bouskoura, à une vingtaine de kilomètres au sud de Casablanca, confirme sa place de pôle automobile. C’est là que s’est implantée la nouvelle usine de câblage, reflet d’un mouvement plus large qui voit le Maroc attirer, depuis plusieurs années, des équipementiers cherchant à la fois des coûts compétitifs et une proximité avec les marchés européens.
Leoni n’est pas un inconnu sur cette zone. Le groupe allemand y opère déjà depuis longtemps, avec un site à Bouskoura et un autre à Ain Sebaa. Cette nouvelle capacité de production s’inscrit dans la continuité d’engagements antérieurs.
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Leoni double la mise à Bouskoura
La dynamique n’est pas nouvelle pour le câbleur allemand. Un précédent article d’Usine Nouvelle rappelait qu’une usine installée à Bouskoura avait déjà doublé de taille en un peu plus d’un an, signe d’une montée en charge rapide des volumes. L’ouverture d’une nouvelle unité sur ce même territoire s’inscrit dans cette logique d’expansion.
Le câblage automobile est une activité à fort volume de main-d’oeuvre. Le Maroc, qui compte plusieurs milliers d’employés dans ce secteur, offre un bassin qualifié que les grandes chaînes d’approvisionnement européennes ont intégré depuis longtemps dans leurs schémas de production.
Un secteur automobile marocain en pleine structuration
L’investissement de Leoni s’inscrit dans un mouvement d’ensemble. Le Maroc a signé des conventions pour plusieurs nouvelles usines et des engagements en matière de formation professionnelle, concernant six sites et cinq entreprises [2]. Aux câbleurs s’ajoutent des acteurs du vitrage : Saint-Gobain a lancé un investissement de 19 millions d’euros à Kénitra pour doubler sa capacité de production de pare-brises, avec une ligne supplémentaire venant s’ajouter à une capacité existante de 450 000 unités par an [4].
Le Maroc consolide ainsi une filière automobile intégrée, du câblage au vitrage, adossée à des sites de grande série tournés vers l’export.
Des reconfigurations aussi à l’oeuvre
Le tableau n’est pas uniformément positif. Leoni avait annoncé la fermeture de son usine de Bouznika, après la perte d’un contrat avec Volkswagen [3]. Ce type d’arbitrage, classique dans l’équipement automobile, rappelle que la présence de ces industriels reste indexée sur les volumes commandés par les constructeurs.
L’ouverture d’un nouveau site à Bouskoura en 2026 pèse néanmoins dans l’autre sens : elle signale que le Maroc reste dans les plans de développement de Leoni, malgré les réorganisations passées.
Sources
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