Dassault Aviation négocierait la vente de Rafale F4 à l’Irak, selon des informations concordantes. Un contrat qui s’inscrirait dans la série d’exportations récentes du chasseur français.
Le dossier irakien avance. Dassault Aviation, dont le siège est établi quai Marcel Dassault à Saint-Cloud, serait en phase finale de négociation pour la livraison de Rafale dans sa version F4 à l’Irak. Le constructeur n’a pas confirmé officiellement la signature, mais les signaux convergent vers un accord imminent.
La version F4 représente le standard de production en vigueur : capacités élargies en matière de guerre électronique, compatibilité étendue avec les armements du catalogue MBDA, liaison de données améliorée. C’est cette configuration que reçoivent les forces aériennes françaises depuis plusieurs années, et que les clients export intègrent progressivement dans leurs commandes.
L’Irak, nouveau client potentiel d’une liste qui s’allonge
Si le contrat se confirme, l’Irak rejoindrait un groupe de clients export qui compte déjà l’Inde, le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Grèce, la Croatie, l’Indonésie et la Serbie. Le Rafale s’est imposé sur plusieurs appels d’offres compétitifs au cours des dernières années, portant le carnet de commandes export de Dassault à des niveaux historiques.
L’Irak dispose d’une force aérienne en reconstruction depuis les années 2000. L’acquisition de chasseurs modernes de génération 4,5 correspondrait à une montée en gamme significative par rapport au parc actuel, composé d’appareils américains et russes d’ancienne génération.
Dassault Aviation face à un carnet de commandes sous tension
La cadence de production reste un point de vigilance. Dassault Aviation produit autour d’une vingtaine d’appareils par an, un rythme que l’industriel cherche à porter à vingt-cinq. Répondre simultanément aux commandes françaises, aux livraisons en cours pour plusieurs pays et à un éventuel nouveau contrat irakien implique une gestion fine des capacités industrielles du site de Mérignac.
Le groupe, dont Thierry Dassault figure parmi les administrateurs aux côtés de Besma Boumaza et Marie-Hélène Habert, n’a pas communiqué officiellement sur ce dossier. Tant que la signature n’est pas actée, aucun chiffre de contrat ni calendrier de livraison ne peut être avancé.
Un accord avec Bagdad consoliderait néanmoins la position du Rafale comme avion de référence sur le marché moyen-oriental, où la concurrence avec le F-16 américain et l’Eurofighter reste vive.