Lancée en mars 2025, la Renault 4 accumule les scores décevants en France : 5 589 unités vendues au premier semestre 2026, loin derrière sa petite sœur la Renault 5.
Près d’un an et demi après son lancement, la Renault 4 reste discrète sur les routes. Cette impression se confirme dans les chiffres d’immatriculations. Le modèle néo-rétro, dévoilé presque un an après la Renault 5, n’a jamais décollé commercialement. Les données du premier semestre 2026 enfoncent le clou : quand la Renault 5 séduit quatre clients, la Renault 4 en trouve un.
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Un démarrage anémique dès 2025
L’année 2025 aurait pu masquer les difficultés derrière les montées en cadence de production et les commandes initiales des réseaux. Ce n’est plus le cas en 2026. Sur les neuf premiers mois de commercialisation en 2025, la Renault 4 a comptabilisé 6 758 immatriculations, soit 0,4 % de parts de marché. Un score faible, mais difficile à interpréter sur une période de lancement.
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En 2026, la production tourne à plein régime et les stocks des concessionnaires se stabilisent. Les chiffres reflètent désormais la réalité du marché. Et celle-ci est rude.
5 589 unités écoulées au premier semestre 2026
Entre janvier et juin 2026, la Renault 4 affiche 5 589 immatriculations pour une part de marché de 0,7 %. Dans le même temps, la Renault 5 explose avec plus de 20 000 unités vendues et 2,4 % de parts de marché. Le rapport est brutal : pour chaque Renault 4 immatriculée, quatre Renault 5 trouvent preneur.
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| Période | Renault 4 (unités) | Part de marché R4 | Renault 5 (unités) | Part de marché R5 |
|---|---|---|---|---|
| 2025 (9 mois) | 6 758 | 0,4 % | — | — |
| Premier semestre 2026 | 5 589 | 0,7 % | 20 000+ | 2,4 % |
| Juillet 2026 | 737 | — | — | — |
Juillet 2026 ne redresse pas la barre avec seulement 737 nouvelles immatriculations. Renault espère que le leasing social donnera un coup de fouet, mais c’est encore la Renault 5 qui devrait en profiter.
Pourquoi la Renault 4 ne décolle pas
Un écart de prix pourtant limité
Le tarif ne suffit pas à expliquer cet écart. En prenant la version Evolution 120 ch autonomie urbaine, entrée de gamme commune aux deux modèles, l’écart atteint 1 500 € seulement. La Renault 5 s’affiche à 28 490 € avant déduction de la prime Coup de Pouce, contre 29 990 € pour la Renault 4.
La différence ne tient pas au prix, mais au positionnement. La Renault 4 vise un segment de petits SUV électriques où la concurrence reste féroce. Le Peugeot e-2008, concurrent direct, n’affiche pas de meilleurs résultats. Pendant ce temps, les versions thermiques des 2008, Captur et Symbioz continuent de bien se vendre.
Renault multiplie les concepts sans renverser la tendance
Renault tente de dynamiser l’image de la Renault 4 en dévoilant des déclinaisons spectaculaires. La Renault 4 Savane 4×4 Concept a été présentée en 2025, suivie du JP4X4 Concept en mai 2026, une réinterprétation de la mythique R4 JP4 de plage. La version Plein Sud, avec son toit en toile rappelant la Renault 4 Plein Air d’origine, vise à jouer la carte de l’émotion.
L’arrivée de l’IA Gemini sur l’écran OpenR Link et l’annonce d’une future version 4×4 n’ont pas inversé la courbe. Ces annonces génèrent du bruit médiatique, mais peu d’effet sur les immatriculations.
Le néo-rétro ne garantit plus le succès
Ce bilan confirme que le style néo-rétro, même bien exécuté, ne constitue plus une garantie de succès commercial. La Renault 5 réussit grâce à un design iconique, un positionnement urbain assumé et un prix d’entrée compétitif. La Renault 4, plus haute sur pattes, moins typée, se perd dans un segment encombré.
Renault semble en avoir tiré les leçons. Le constructeur ne prévoit pas de poursuivre cette veine néo-rétro pour ses prochains lancements. La stratégie repose désormais sur des modèles au design plus moderne, à l’image de la nouvelle Twingo électrique qui a démarré fort en juin 2026 avec 2 678 immatriculations, dépassant le Scénic.
Pour l’instant, la Renault 4 reste un échec commercial relatif. Un échec à nuancer au regard des performances globales du segment des petits SUV électriques, mais un échec tout de même pour un modèle censé capitaliser sur l’héritage d’une icône.
Renault 4 2026 : les chiffres d'un lancement raté
- La Renault 4 a enregistré 5 589 immatriculations au premier semestre 2026, soit 0,7 % de parts de marché
- La Renault 5 affiche plus de 20 000 immatriculations sur la même période, avec 2,4 % de parts de marché
- Seulement 1 500 € séparent les deux modèles en version Evolution 120 ch autonomie urbaine
- Juillet 2026 confirme la tendance avec 737 nouvelles immatriculations pour la Renault 4
- Renault a dévoilé plusieurs concepts (Savane 4×4, JP4X4, Plein Sud) sans effet sur les ventes
- Le Peugeot e-2008, concurrent direct, n'affiche pas de meilleurs résultats