L’indice vedette de la Bourse de Paris cède du terrain ce vendredi 19 septembre 2026, jour de l’échéance trimestrielle des « trois sorcières », et s’achemine vers sa sixième baisse hebdomadaire consécutive, une série inédite depuis 2024.
Le CAC 40 recule en séance ce vendredi, pénalisé par un contexte de volatilité accrue lié à l’échéance simultanée des contrats à terme et options sur indices et actions, phénomène baptisé « trois sorcières ». Cette baisse s’inscrit dans une série de six semaines de repli consécutif, un enchaînement que l’indice parisien n’avait plus connu depuis 2024. La pression vendeuse s’étend sur toutes les grandes capitalisations, sans secteur refuge visible.
Volatilité technique et sorties de capitaux
L’échéance des « trois sorcières », qui intervient quatre fois par an, amplifie mécaniquement les volumes et les à-coups de cours. Ce vendredi, elle coïncide avec un mouvement de fond : les investisseurs sortent des actions européennes au profit d’autres classes d’actifs ou de places jugées plus dynamiques. Le CAC 40 pâtit aussi de la remontée des taux longs et de la dégradation des perspectives de croissance en zone euro, deux facteurs qui pèsent sur les valorisations depuis la rentrée.
Aucun relais de hausse ne s’est matérialisé ces dernières semaines. Les volumes d’échanges restent soutenus, mais les achats à bon compte ne suffisent pas à inverser la tendance. Les valeurs bancaires et technologiques enregistrent les reculs les plus marqués, tandis que les titres défensifs limitent la casse sans pour autant tirer l’indice vers le haut.
Un record négatif depuis deux ans
La séquence de six baisses hebdomadaires de suite constitue un record depuis 2024, année marquée par une phase de correction brutale au printemps. À l’époque, le CAC 40 avait perdu près de 8 % en six semaines avant de se stabiliser. Cette fois, le recul cumulé est moins spectaculaire mais la régularité de la baisse interroge sur la capacité du marché parisien à rebondir rapidement. Les analystes pointent l’absence de catalyseur positif à court terme, entre attentisme des entreprises sur leurs investissements et incertitudes macroéconomiques persistantes.
Les prochaines publications de résultats trimestriels, attendues début octobre, pourraient offrir un point d’appui si les chiffres dépassent les attentes. Pour l’heure, le marché digère un été atone et une rentrée marquée par la prudence des opérateurs. La série noire du CAC 40 illustre la fragilité du sentiment des investisseurs sur la zone euro, dans un contexte où les places américaines affichent une meilleure résistance.
Mer et Marine tire au sort 10 maquettes de Rafale Marine pour ses 20 ans
- Le CAC 40 verse 61 milliards de dividendes, un record qui relance le débat sur les aides publiques - 20 septembre 2026
- Le CAC 40 enchaîne sa sixième semaine de baisse, du jamais-vu depuis 2024 - 19 septembre 2026
- Les stratégistes n’avaient pas été aussi optimistes sur l’Europe depuis 2018 - 18 septembre 2026