La France et le Canada ont annoncé le 25 septembre 2026 vouloir intensifier leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, dont l’intelligence artificielle, l’énergie et la sécurité maritime.
L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre entre les représentants des deux pays à Ottawa. Quatre axes structurent ce rapprochement. Premier volet : l’intelligence artificielle, où Paris et Ottawa veulent harmoniser leurs approches réglementaires et croiser leurs écosystèmes de recherche. Les deux capitales misent sur leurs laboratoires publics et leurs startups pour consolider une filière IA souveraine face aux géants américains et chinois.
Énergies : du nucléaire aux renouvelables
Le volet énergie couvre à la fois le nucléaire et les renouvelables. La France, via EDF et Framatome, pourrait accompagner le Canada dans la modernisation de son parc de réacteurs CANDU et dans le développement de petits réacteurs modulaires (SMR). Ottawa dispose d’importantes réserves d’uranium et cherche à relancer sa filière nucléaire civile. Côté renouvelables, les deux pays envisagent des coopérations sur l’hydrogène vert et l’éolien en mer, notamment dans les provinces atlantiques canadiennes.
Un responsable français évoque « des synergies évidentes : nous avons l’ingénierie, ils ont les ressources et les sites ». Aucun calendrier ni montant d’investissement n’a toutefois été précisé à ce stade.
Sécurité maritime et pêche dans l’Atlantique Nord
La sécurité maritime figure également au programme. France et Canada partagent des zones de souveraineté dans l’Atlantique Nord, notamment autour de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les deux pays veulent renforcer la surveillance de leurs eaux économiques exclusives et coordonner leurs moyens navals face à l’intensification du trafic maritime et aux tensions géopolitiques dans l’Arctique.
Sur la pêche, les discussions portent sur la gestion durable des stocks de morue et de homard, ressources cruciales pour les économies locales des deux côtés de l’Atlantique. Un groupe de travail doit être constitué d’ici la fin de l’année.
Des accords attendus pour 2027
Ce rapprochement doit se concrétiser par plusieurs accords sectoriels en 2027. Les industriels français de l’énergie et du numérique observent de près : le marché canadien représente un relais de croissance à l’export, en particulier dans un contexte où Ottawa cherche à diversifier ses partenaires au-delà des États-Unis.
Reste à transformer les intentions en contrats. Les deux pays ont déjà collaboré par le passé sur des programmes spatiaux et aéronautiques, mais les relations économiques bilatérales restent modestes comparées aux échanges transatlantiques habituels. Le test sera dans la capacité à mobiliser les financements publics et privés sur ces nouveaux chantiers d’ici le printemps 2027.
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