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ExoMars 2028 : Thales Alenia Space à Cannes finalise les tests avant le grand départ pour Mars

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Dans les salles blanches du site cannois de Thales Alenia Space, les modèles de vol de la mission ExoMars 2028 viennent de franchir une étape décisive de tests avant leur départ vers Mars.

Le site de Cannes est au cœur de la préparation d’une des missions spatiales les plus ambitieuses portées par l’Europe. Jean-Philippe Chambelland, responsable du programme ExoMars pour Thales Alenia Space en France, ne cache pas l’intensité de ce que représente ce projet : “Des programmes comme celui-ci, on n’en rencontre que très peu au cours d’une carrière.”

L’enjeu est limpide : là où les rovers américains comme Curiosity, opérationnel depuis 2012, ne prélèvent des échantillons qu’en surface, ExoMars ciblera les sous-couches du sol martien. La conviction scientifique qui guide la mission est simple. Si une forme de vie a existé ou existe encore sur Mars, elle n’a quasiment aucune chance de se trouver en surface, mais plutôt dans les profondeurs, à l’abri des radiations.

Forage et sous-sol : ce que ni Curiosity ni ses successeurs n’ont fait

Le rover d’ExoMars sera capable de forer pour atteindre ces couches protégées. C’est la différence fondamentale avec les missions de la NASA. Sonder, forer, sillonner : telle est la triple ambition de la mission, portée conjointement par l’Agence spatiale européenne et le partenaire russe, avec Thales Alenia Space comme maître d’œuvre industriel.

Dans les ateliers cannois, les ingénieurs soumettent les équipements à des conditions reproduisant fidèlement le voyage interplanétaire et l’environnement martien : écarts thermiques extrêmes, rayonnement solaire intense, longues phases d’éclipse. Une fois ces tests achevés, le module intégré rejoindra à son tour les salles de Cannes pour une nouvelle série d’essais avant le lancement. [1]

Thales Alenia Space, maître d’œuvre d’une aventure européenne de plusieurs décennies

Pour Thales Alenia Space, dont le siège est installé boulevard du Midi à Cannes et qui est présidé au conseil de surveillance par Massimo Claudio Comparini, ExoMars n’est pas un programme nouveau. La société avait déjà conçu et fabriqué le module de descente Schiaparelli, lancé depuis Baïkonour au Kazakhstan en mars 2016. L’orbiteur TGO, le Trace Gas Orbiter, avait pour sa part réussi sa mise en orbite, confirmée depuis le centre de contrôle de Darmstadt, en Allemagne. [5]

L’ambition affichée alors par Donato Amoroso, à l’époque PDG adjoint de Thales Alenia Space, reste d’actualité : la mission représente “des défis technologiques et humains exceptionnels”. Des défis que les équipes cannoises portent depuis plus d’une décennie, en lien étroit avec Darmstadt.

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La planète rouge continue d’attendre. L’Europe, elle, s’y prépare méthodiquement, salle blanche après salle blanche.

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