Le spécialiste de l’électrification lance un chantier de 100 millions d’euros sur son site mâconnais. Objectif : produire des équipements moyenne tension pour les infrastructures critiques.
Schneider Electric passe à la vitesse supérieure à Mâcon. Le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin a posé le 16 février 2026 la première pierre d’une extension qui portera la surface du site de 26 000 à 40 000 m² d’ici fin 2027. L’investissement s’élève à 100 millions d’euros.
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Le nouveau bâtiment accueillera l’étude, l’assemblage et les tests de tableaux moyenne tension destinés aux réseaux électriques, aux centrales nucléaires et aux datacenters. 150 emplois qualifiés viendront étoffer les effectifs actuels de 650 salariés. La production doit démarrer à l’automne 2027.
Une demande tirée par les centres de données
La décision de Schneider répond à une tension forte sur le marché. Les besoins en gestion énergétique des datacenters explosent, portés par l’IA et le cloud. Le site actuel, hérité des années 1970, ne suffisait plus à absorber les commandes.
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« Par cet investissement, Schneider Electric démontre son engagement à être au plus près de ses clients », a déclaré Laurent Bataille, président de Schneider Electric France. Le groupe prévoit d’intégrer IoT et automatisation pour adapter ses produits aux exigences des secteurs critiques[1].
Éric Lagrange, directeur de l’usine, indique que trouver un terrain adapté près du site existant a posé problème. Le groupe a finalement opté pour une parcelle permettant une montée en cadence rapide[1].
La Saône-et-Loire dans la course nucléaire
Ce chantier s’inscrit dans une dynamique locale forte. Autour de Chalon-sur-Saône et du Creusot, Framatome poursuit l’extension de ses capacités. La filière nucléaire pèse désormais lourd dans l’économie du département.
Schneider ne mise pas que sur Mâcon. Le groupe étend aussi ses sites d’Aubenas en Ardèche et de Chartres-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine, chacun spécialisé dans une brique technologique complémentaire. L’objectif affiché : proposer une offre intégrée couvrant toute la chaîne de gestion énergétique, de la basse tension aux applications nucléaires[1].
Cette accélération intervient alors que la France relance son programme électronucléaire et que les industriels de l’énergie cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en équipements critiques. Avec 800 salariés à terme sur un seul site, Mâcon devient un hub stratégique pour le groupe français.
Sources
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