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« Il y a des talents et des idées » : la French Tech Périgord structure son écosystème local

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La French Tech Périgord mise sur l’accompagnement des startups locales et l’attractivité territoriale pour structurer son écosystème technologique en Dordogne.

L’enthousiasme d’Alexandre Lacoste, président de la French Tech Périgord, ne cache pas une réalité : la Dordogne part de loin. Lors de la rentrée économique organisée à Périgueux ce lundi 9 septembre, le réseau a présenté son plan de développement pour les mois à venir. Objectif : transformer un vivier d’initiatives dispersées en écosystème structuré.

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« Il y a des talents et des idées », martèle Alexandre Lacoste. Le diagnostic est posé : la Dordogne dispose de ressources humaines et d’un cadre de vie attractif, mais manque de visibilité et d’infrastructures pour retenir ou attirer des entrepreneurs tech. La French Tech Périgord, labellisée en 2024, compte aujourd’hui une cinquantaine de startups et PME innovantes dans son réseau. Un chiffre modeste comparé aux métropoles, mais qui progresse.

En chiffres
~50
startups et PME innovantes
dans le réseau French Tech Périgord
30
projets accompagnés
depuis janvier 2026
200 k€
plafond des levées locales
frein majeur au développement
100
structures membres visées
objectif 2027

Un accompagnement ciblé pour les porteurs de projets

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Le réseau déploie plusieurs dispositifs d’accompagnement. Le programme « Emergence » cible les porteurs de projets en phase d’amorçage : ateliers de formation, mise en réseau avec des mentors, accès à des espaces de coworking. Depuis janvier, une trentaine de projets ont été accompagnés, principalement dans les secteurs de l’agrotech, du tourisme digital et de la santé connectée.

La French Tech Périgord organise aussi des événements mensuels de networking. Les « Tech Apéros », qui réunissent entre 30 et 50 participants à chaque édition, permettent aux entrepreneurs locaux de rencontrer des investisseurs, des experts-comptables spécialisés et des représentants des collectivités. Une façon de briser l’isolement que ressentent beaucoup de fondateurs en zone rurale.

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Alexandre Lacoste insiste sur un point : « On ne veut pas copier les grandes métropoles. Notre valeur ajoutée, c’est la proximité et la qualité de vie. » Le réseau mise sur un discours d’attractivité territoriale, en vantant les coûts immobiliers bas, l’accès à la nature et la possibilité de lever des financements sans s’installer à Paris ou Bordeaux.

Attirer des talents et des capitaux

L’enjeu principal reste de convaincre les investisseurs que la Dordogne peut accueillir des projets à fort potentiel. Pour l’instant, les levées de fonds locales dépassent rarement les 200 000 euros. Le réseau travaille avec Bpifrance et la région Nouvelle-Aquitaine pour améliorer l’accès au financement. Des sessions de pitching sont organisées trimestriellement, avec des fonds régionaux invités à Périgueux.

La French Tech Périgord cherche également à attirer des télétravailleurs parisiens. Une campagne de communication est prévue à l’automne, ciblant les cadres tech en quête de relocalisation. Le réseau met en avant les infrastructures numériques récemment déployées : fibre optique généralisée, espaces de coworking à Périgueux, Bergerac et Sarlat. L’idée : convaincre des développeurs, des designers ou des chefs de produit de s’installer en Dordogne tout en conservant leur emploi salarié à distance.

Mais les freins subsistent. Le département compte peu d’écoles d’ingénieurs, ce qui limite le vivier de talents locaux. Les salaires proposés par les startups périgourdines restent inférieurs de 20 à 30 % à ceux des grandes villes, un écart que la qualité de vie ne suffit pas toujours à compenser. Et surtout, l’écosystème manque encore de « success stories » qui pourraient inspirer et rassurer les investisseurs.

Les enjeux pour la French Tech Périgord

Structurer l'écosystème
Le réseau doit fédérer une cinquantaine de startups dispersées et créer des synergies entre porteurs de projets isolés.
Financement limité
Les levées de fonds locales dépassent rarement 200 000 euros, un frein majeur au développement des startups périgourdines.
Attirer les talents
L'absence d'écoles d'ingénieurs locales et des salaires inférieurs de 20 à 30 % aux métropoles compliquent le recrutement.
Différenciation territoriale
La French Tech Périgord mise sur la qualité de vie et les coûts bas plutôt que sur la concurrence frontale avec les métropoles.

Un modèle qui se cherche encore

La French Tech Périgord navigue entre deux modèles. D’un côté, celui des métropoles, avec leurs incubateurs, leurs fonds d’investissement et leurs réseaux d’alumni. De l’autre, celui des territoires ruraux qui misent sur l’innovation sociale, l’économie circulaire et les projets à impact local. Pour l’instant, le réseau périgordin tente de concilier les deux, sans avoir encore trouvé son positionnement définitif.

Les prochains mois seront décisifs. La French Tech Périgord prévoit d’ouvrir un « hub » physique à Périgueux d’ici fin 2026, qui centraliserait les événements, les formations et les espaces de coworking. Le réseau vise également 100 structures membres à horizon 2027, soit un doublement en deux ans.

Alexandre Lacoste reste optimiste, mais conscient du chemin à parcourir : « On ne sera jamais Toulouse ou Bordeaux. Mais on peut devenir un territoire où il fait bon entreprendre, avec des projets qui ont du sens. » La French Tech Périgord parie sur la différenciation plutôt que sur la concurrence frontale. Reste à savoir si ce discours suffira à convaincre les entrepreneurs et les investisseurs de regarder vers la Dordogne.

Les enjeux pour la French Tech Périgord

Structurer l’écosystème

Le réseau doit fédérer une cinquantaine de startups dispersées et créer des synergies entre porteurs de projets isolés.

Financement limité

Les levées de fonds locales dépassent rarement 200 000 euros, un frein majeur au développement des startups périgourdines.

Attirer les talents

L’absence d’écoles d’ingénieurs locales et des salaires inférieurs de 20 à 30 % aux métropoles compliquent le recrutement.

Différenciation territoriale

La French Tech Périgord mise sur la qualité de vie et les coûts bas plutôt que sur la concurrence frontale avec les métropoles.

French Tech Périgord : les points clés

    • Une cinquantaine de startups et PME innovantes dans le réseau depuis la labellisation en 2024
    • Programme « Emergence » : 30 projets accompagnés depuis janvier 2026, principalement en agrotech, tourisme digital et santé connectée
    • Les « Tech Apéros » réunissent 30 à 50 participants chaque mois pour du networking entre entrepreneurs et investisseurs
    • Objectif 2027 : doubler le nombre de structures membres pour atteindre 100 entreprises
    • Ouverture prévue d’un hub physique à Périgueux d’ici fin 2026

French Tech Périgord : accompagnement et attractivité

  • Une cinquantaine de startups et PME innovantes dans le réseau depuis la labellisation en 2024
  • Programme « Emergence » : 30 projets accompagnés depuis janvier 2026, principalement en agrotech, tourisme digital et santé connectée
  • Les « Tech Apéros » réunissent 30 à 50 participants chaque mois pour du networking entre entrepreneurs et investisseurs
  • Objectif 2027 : doubler le nombre de structures membres pour atteindre 100 entreprises
  • Ouverture prévue d'un hub physique à Périgueux d'ici fin 2026
Rédacteur chez Industriel.net
Julien Mercier réalise une veille quotidienne sur les grands secteurs de l'économie et de l'industrie afin de suivre les transformations qui façonnent les entreprises. Ses analyses couvrent notamment l'énergie, les transports, l'automobile, l'intelligence artificielle, l'agroalimentaire, la construction, le traitement des déchets, les matériaux, ainsi que les technologies de production et de supervision industrielle. Pour renforcer la qualité de ses publications, il s'appuie sur l'intelligence artificielle lors des phases de recherche et de rédaction, avant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale systématiques.
Mercier

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