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“La défense profitera d’un très long cycle d’investissement” : Dassault et Thales s’envolent

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Thales et Dassault Aviation signent des performances boursières exceptionnelles en 2026, portés par la montée en puissance des budgets de défense et les contrats export.

Depuis janvier, les valeurs de défense françaises caracolent en tête du CAC 40. Thales affiche une progression de 80%, Dassault Aviation de 50%. L’action du constructeur du Rafale a même atteint un plus haut historique à 354 euros en séance, dopée par les perspectives de ventes internationales. Une accélération qui ne doit rien au hasard : les carnets de commandes se remplissent, les budgets de défense européens s’emballent, et les industriels français profitent pleinement de ce basculement stratégique.

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Ce mouvement se nourrit d’abord des annonces de réarmement en Europe. Quarante sociétés cotées du secteur, dont cinq à six en France, vont capter une part croissante des budgets votés par les États membres. Les capacités de production sont déjà sous tension, notamment dans les chars et les munitions, mais la trajectoire est tracée pour plusieurs années.

En chiffres
+80 %
Thales en Bourse depuis janvier 2026
Performance du titre sur le CAC 40
+50 %
Dassault Aviation depuis le début de l'année
Nouveau plus haut historique à 354 €
83,6 Md£
Carnet de commandes de BAE Systems
Record historique pour le groupe britannique
114
Rafale commandés par l'Inde
L'un des plus gros contrats de Dassault
72 %
Part des exportations de Dassault sur 50 ans
Vers plus de 90 pays dans le monde

BAE Systems donne le tempo avec un carnet record

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La publication du britannique BAE Systems a électrisé le secteur. Le groupe a dévoilé un carnet de commandes record de 83,6 milliards de livres sterling, un chiffre d’affaires annuel en hausse de 10% à 30,6 milliards, et un bénéfice d’exploitation en progression de 12% à 3,32 milliards de livres[2]. Plus révélateur encore : les prévisions pour l’exercice en cours tablent sur une nouvelle croissance de 7 à 9% du chiffre d’affaires et de 9 à 11% du profit d’exploitation.

Cette dynamique se retrouve de part et d’autre de l’Atlantique. Les contrats s’accumulent, portés par des cycles budgétaires longs. Thales, présent dans la défense, l’aéronautique et la cybersécurité, bénéficie de ce terrain multifacettes pour diversifier sa croissance[2]. Le groupe a gagné près de 5% en une seule séance au lendemain des résultats de BAE Systems.

Le CAC 40 enchaîne les records portés par une saison de résultats exceptionnelle en Europe

Performance boursière des champions français de la défense en 2026
Société Progression depuis janvier Point haut récent
Thales +80%
Dassault Aviation +50% 354 € (nouveau record historique)

Source : Challenges

Le Rafale, locomotive export de Dassault

Dassault Aviation capitalise sur une série de contrats export qui confortent son modèle industriel. Le Rafale représente désormais 72% des exportations de l’avionneur sur les cinquante dernières années, vers plus de 90 pays[3]. Le contrat égyptien, annoncé récemment, marque un nouveau jalon stratégique pour l’appareil. Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a salué ce « partenariat stratégique et historique » avec les autorités égyptiennes, tout en rappelant le rôle du soutien politique français dans les ventes militaires.

Ce contrat mobilise l’ensemble de la filière : 7000 salariés travaillent sur le Rafale chez Dassault Aviation, Thales, Safran et dans 500 entreprises sous-traitantes[3]. L’Inde, de son côté, a donné son feu vert pour l’achat de 114 Rafale, un contrat qui s’annonce comme l’un des plus importants jamais signés par l’avionneur[5].

Dassault Aviation fonctionne sur un modèle dualiste unique au monde : les technologies de défense irriguent les jets d’affaires Falcon, qui apportent en retour un développement industriel international. Cette organisation lui permet de lisser les cycles de production et de capter des marchés civils et militaires avec les mêmes bureaux d’études et les mêmes usines[3].

Pourquoi Thales et Dassault s'envolent en Bourse

Carnets de commandes record
Les industriels européens de défense affichent des carnets pleins pour plusieurs années. BAE Systems atteint 83,6 milliards de livres, un niveau jamais vu, tandis que Dassault enchaîne les contrats Rafale.
Réarmement européen structurel
Les budgets de défense augmentent dans toute l'Europe. Quarante sociétés cotées vont capter ces investissements massifs, sur des cycles de dix à quinze ans, sans retour en arrière possible.
Production déjà sous tension
Les cadences de production, notamment dans les chars et les munitions, sont déjà élevées. Le déploiement des hausses budgétaires prendra du temps, mais la trajectoire est verrouillée.
Le Rafale, locomotive export
Avec 72% des exportations de Dassault sur 50 ans et un contrat indien de 114 appareils, le Rafale reste un moteur de croissance pour toute la filière française, de Thales à Safran.

Un cycle d’investissement qui se compte en années

Alexandre Hezez, directeur des investissements du Groupe Banque Richelieu, résume le scénario qui se joue : « Les groupes de défense et de sécurité vont profiter rapidement des hausses de budgets votés par les différents États européens. Le déploiement sera forcément long, car leur cadence de production est déjà forte. Mais on ne reviendra pas en arrière. »[1]

Les tensions géopolitiques alimentent cette trajectoire. Les discussions entre la Russie et l’Ukraine restent dans l’impasse, tandis que les lignes rouges fixées par les États-Unis à l’Iran maintiennent la pression au Moyen-Orient[2]. Ces facteurs structurels renforcent la conviction des investisseurs : la défense européenne entre dans un cycle de réarmement durable.

La question de la valorisation se pose malgré tout. Après une telle envolée, les titres peuvent-ils encore monter ? Pour Alexandre Hezez, la réponse est affirmative : « La valorisation de ces sociétés n’est pas excessive au regard des investissements de réarmement qui se préparent. »[1] Les groupes européens de défense, une quarantaine côtés sur les marchés, vont capter une part croissante des budgets, même si le rythme de montée en cadence impose des délais de plusieurs années[1].

Les fonds ISR restent sur la touche

Les fonds labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable) ne changeront pas de cap. Interrogé sur leur stratégie, Alexandre Hezez estime qu’ils ne reverront pas leur philosophie d’investissement à long terme pour intégrer des valeurs de défense[1]. La question reste théorique : les performances des titres de défense attirent les investisseurs classiques, sans modifier les critères ESG des labels.

Les perspectives restent portées par des fondamentaux solides : carnets de commandes en expansion, budgets de défense en hausse structurelle, capacité à déployer des programmes sur dix à quinze ans. Thales, avec ses positions dans la cybersécurité et l’avionique, et Dassault Aviation, fort de son modèle dualiste et de la pénétration internationale du Rafale, incarnent cette dynamique à la française. Un cycle long s’ouvre, et les marchés l’ont déjà intégré dans les cours.

Défense française en Bourse : les points clés

    • Thales a gagné 80% en Bourse depuis le début de l’année, Dassault Aviation 50%
    • Le britannique BAE Systems affiche un carnet de commandes record de 83,6 milliards de livres
    • Le Rafale représente 72% des exportations de Dassault Aviation sur 50 ans, vers plus de 90 pays
    • L’Inde a validé l’achat de 114 Rafale, l’un des plus gros contrats de l’histoire de l’avionneur
    • Quarante groupes de défense cotés en Europe vont capter les budgets de réarmement sur le long terme
    • Les fonds ISR maintiennent leur stratégie d’exclusion des valeurs de défense

Pourquoi Thales et Dassault s’envolent en Bourse

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Carnets de commandes record

Les industriels européens de défense affichent des carnets pleins pour plusieurs années. BAE Systems atteint 83,6 milliards de livres, un niveau jamais vu, tandis que Dassault enchaîne les contrats Rafale.

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Réarmement européen structurel

Les budgets de défense augmentent dans toute l’Europe. Quarante sociétés cotées vont capter ces investissements massifs, sur des cycles de dix à quinze ans, sans retour en arrière possible.

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Production déjà sous tension

Les cadences de production, notamment dans les chars et les munitions, sont déjà élevées. Le déploiement des hausses budgétaires prendra du temps, mais la trajectoire est verrouillée.

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Le Rafale, locomotive export

Avec 72% des exportations de Dassault sur 50 ans et un contrat indien de 114 appareils, le Rafale reste un moteur de croissance pour toute la filière française, de Thales à Safran.

Défense française : les chiffres de l'envolée boursière

  • Thales a gagné 80% en Bourse depuis le début de l'année, Dassault Aviation 50%
  • Le britannique BAE Systems affiche un carnet de commandes record de 83,6 milliards de livres
  • Le Rafale représente 72% des exportations de Dassault Aviation sur 50 ans, vers plus de 90 pays
  • L'Inde a validé l'achat de 114 Rafale, l'un des plus gros contrats de l'histoire de l'avionneur
  • Quarante groupes de défense cotés en Europe vont capter les budgets de réarmement sur le long terme
  • Les fonds ISR maintiennent leur stratégie d'exclusion des valeurs de défense
Rédactrice chez Industriel.net
Hélène Vasseur suit de près l'actualité de la défense, des industries de souveraineté et des grands programmes militaires. Elle décrypte les enjeux stratégiques, les innovations technologiques et les évolutions du secteur à travers des contenus documentés et accessibles. Pour enrichir ses recherches et structurer ses articles, elle s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
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