OpenAI négocie une levée de fonds qui valoriserait la société à environ 1 500 milliards de dollars, soit plus du double de son dernier tour de table.
La société à l’origine de ChatGPT explore une nouvelle opération de financement qui la porterait à 1 500 milliards de dollars de valorisation, selon des sources proches du dossier interrogées par le New York Times. Le montant représente plus du double de la dernière valorisation enregistrée, à 730 milliards de dollars. Si elle se concrétise, cette levée ferait d’OpenAI l’entreprise non cotée la plus valorisée au monde.
New Delhi veut un Rafale F4 de guerre électronique avant le standard F5 français
Les personnes ayant connaissance des discussions, qui ont requis l’anonymat pour partager ces informations confidentielles, insistent : aucune décision n’a été arrêtée. Le projet peut encore évoluer, voire être abandonné. OpenAI n’a pas commenté publiquement ces informations.
Une trajectoire sans équivalent dans l’IA
Dans le CAC 40, un dirigeant sur deux gagne plus s’il atteint ses objectifs RSE
Lancée il y a quelques années comme laboratoire de recherche à but non lucratif, OpenAI a basculé vers une structure hybride permettant de lever des capitaux massifs. ChatGPT, déployé fin 2022, a propulsé la société dans une autre dimension : des centaines de millions d’utilisateurs, des contrats d’entreprise, une course technologique mondiale.
La valorisation à 730 milliards était déjà exceptionnelle pour une société privée. Passer à 1 500 milliards place OpenAI dans une catégorie inédite, bien au-delà des licornes classiques de la tech. À titre de comparaison, ByteDance, maison mère de TikTok, est valorisée autour de 300 milliards, SpaceX près de 200 milliards.
Paris engage 2,3 milliards d’euros pour transformer le Rafale avant 2030
| Entreprise | Valorisation estimée | Secteur |
|---|---|---|
| OpenAI (projet) | 1 500 Md$ | Intelligence artificielle |
| OpenAI (dernière levée) | 730 Md$ | Intelligence artificielle |
| ByteDance | ~300 Md$ | Réseaux sociaux |
| SpaceX | ~200 Md$ | Aérospatial |
Source : New York Times, estimations publiques
L’introduction en Bourse comme horizon 2027
Cette levée s’inscrit dans une stratégie plus large : OpenAI envisage une entrée en Bourse en 2027. Une IPO à ce niveau de valorisation constituerait l’une des plus importantes de l’histoire de la tech, dépassant largement celle de Meta (ex-Facebook) en 2012, valorisée 104 milliards au premier jour de cotation.
L’introduction permettrait à OpenAI de diversifier ses actionnaires, d’afficher une gouvernance transparente et de lever des fonds supplémentaires pour financer ses infrastructures. L’entraînement de modèles de langage de dernière génération coûte des centaines de millions de dollars par cycle. Les besoins en puissance de calcul explosent à chaque itération.
Mais une IPO impose aussi des contraintes : publication trimestrielle des résultats, pression des marchés, obligations réglementaires renforcées. OpenAI devra démontrer une rentabilité solide, ou au minimum une trajectoire claire vers l’équilibre financier. ChatGPT génère des revenus d’abonnements (ChatGPT Plus, Teams, Enterprise) et de licences API, mais les coûts d’infrastructure restent colossaux.
Les enjeux d'une levée record pour OpenAI
Microsoft, actionnaire clé et partenaire stratégique
Microsoft a investi plus de 13 milliards de dollars dans OpenAI depuis 2019. Le géant de Redmond intègre les modèles GPT dans ses produits phares : Copilot dans Windows, Office, Azure. Cette alliance technologique et financière a permis à OpenAI de scaler rapidement, tout en offrant à Microsoft un accès privilégié à l’IA générative.
Lors d’une IPO, Microsoft devra préciser son positionnement : actionnaire de référence, partenaire commercial, ou les deux. La SEC (régulateur américain des marchés) exige une transparence totale sur les liens capitalistiques et commerciaux. Les analystes scruteront aussi la clause d’exclusivité cloud : OpenAI s’appuie massivement sur Azure, ce qui crée une dépendance stratégique.
Des concurrents sur tous les fronts
Google (Gemini), Meta (Llama), Anthropic (Claude), xAI d’Elon Musk, Mistral AI en Europe : la compétition s’intensifie. Chacun de ces acteurs lève des sommes considérables, recrute les meilleurs chercheurs, signe des contrats avec les hyperscalers cloud.
OpenAI conserve une longueur d’avance sur la notoriété grand public et sur certains cas d’usage professionnels. Mais son modèle économique reste à prouver à grande échelle. Les abonnements ChatGPT rapportent quelques milliards par an, selon les estimations publiques. Les contrats d’API et d’entreprise montent en puissance, mais la marge nette n’est pas connue.
Les investisseurs qui misent 1 500 milliards parient sur une domination durable du marché de l’IA générative. Ils tablent aussi sur l’extension vers de nouveaux usages : agents autonomes, IA embarquée, secteurs verticaux (santé, éducation, finance). Le risque : une banalisation rapide de la technologie, avec des marges qui s’effondrent si les modèles deviennent interchangeables.
Les discussions en cours restent confidentielles. OpenAI n’a ni confirmé ni démenti. Mais le signal est clair : la société se prépare à franchir un cap de maturité, entre géant du privé et future star de la cotation. 2027 dira si la valorisation tient face aux exigences des marchés publics.
OpenAI en chiffres : la marche vers 1 500 milliards
- OpenAI discute d'une levée à 1 500 milliards de dollars, aucune décision prise
- Cette valorisation doublerait celle de 730 milliards enregistrée au dernier tour
- L'entreprise envisage une IPO en 2027, l'une des plus importantes de la tech
- Microsoft a investi plus de 13 milliards depuis 2019 et intègre GPT dans ses produits
- OpenAI deviendrait l'entreprise non cotée la plus valorisée au monde
- Le CAC 40 enchaîne sa sixième semaine de baisse, du jamais-vu depuis 2024 - 19 septembre 2026
- Les stratégistes n’avaient pas été aussi optimistes sur l’Europe depuis 2018 - 18 septembre 2026
- OpenAI vise 1 500 milliards de dollars avant son entrée en Bourse en 2027 - 17 septembre 2026