L’avionneur européen a livré 67 appareils en juillet, contre 89 en juin. Pour atteindre ses 870 livraisons annuelles et battre le record de 2019, Airbus doit désormais tenir une cadence de 90 avions par mois jusqu’au 31 décembre.
Le coup de frein était attendu. Après un mois de juin à 89 livraisons, Airbus a ralenti en juillet avec 67 exemplaires remis à ses clients, soit le même niveau qu’en avril. La pause estivale, avec les congés sur les chaînes d’assemblage, explique ce tassement. Août devrait afficher un rythme comparable.
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Sur les sept premiers mois de l’année, le total atteint 418 appareils. Le groupe vise 870 livraisons en 2026, un chiffre qui dépasserait le précédent record de 863 avions établi en 2019. Reste à tenir la cadence : 90 livraisons mensuelles en moyenne d’ici la Saint-Sylvestre. En interne, certains espèrent même franchir la barre symbolique des 900 unités.
Les moteurs Pratt & Whitney, point de vigilance
La condition : aucun nouveau blocage sur les approvisionnements. Les pénuries de moteurs Pratt & Whitney continuent de peser sur le rythme de sortie des appareils. Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, a prévenu que ces tensions allaient perdurer en 2026 et 2027. Safran, de son côté, a relevé ses prévisions de livraisons de Leap, entre 16 et 19 % de hausse cette année. Une montée en puissance bienvenue pour soutenir les cadences d’Airbus et de Boeing.
Airbus livre 67 appareils en juillet et engrange 204 commandes brutes
L’avionneur européen table sur 75 A320neo livrés par mois d’ici fin 2027, contre une moyenne de 50 en 2025[2]. Les motoristes restent sous pression : leur modèle repose sur des ventes de moteurs neufs à prix coûtant, compensées par l’après-vente à forte marge. Satisfaire à la fois les besoins en neuf et les immobilisations longues pour maintenance complique l’équation.
Un carnet de commandes qui continue de gonfler
Côté commercial, la dynamique tient. Au 31 juillet, Airbus affiche 1 024 commandes brutes supplémentaires depuis janvier. Le groupe pourrait battre son record de 2025, année où il avait enregistré 2 094 appareils commandés. China Southern Airlines a passé commande pour une centaine d’A320neo et A321neo en mai, tandis qu’Air Asia a signé pour 150 A220-300[1].
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L’appétit des compagnies ne faiblit pas. Les analystes de Bank of America tablaient sur environ 70 livraisons en mai ; Airbus en a remis 81[1]. La capacité à accélérer en fin d’année, après le creux estival, déterminera si l’objectif annuel sera tenu. Le premier trimestre avait été poussif, avec seulement 114 livraisons entre janvier et mars. Le rattrapage se joue maintenant.
2019, le précédent record à dépasser
Avant la crise du Covid-19, Airbus avait livré 863 avions commerciaux en 2019. C’est ce seuil que le groupe veut franchir cette année. Les 452 appareils restant à livrer d’ici décembre imposent une régularité sans faille. Toute nouvelle tension sur la chaîne d’approvisionnement, qu’il s’agisse de moteurs ou de sous-ensembles, pourrait compromettre l’objectif.
Les cinq premiers mois de l’année avaient vu sortir 262 avions[1]. L’accélération en juin, avec 89 livraisons, avait rassuré les investisseurs. L’action Airbus gagnait 0,4 % à 177,64 euros début juin à la Bourse de Paris. Le titre reste scruté à chaque publication mensuelle : la capacité de l’avionneur à monter en cadence conditionne la confiance du marché.
Sources
2 sources · 4 faits sourcés