Avec la canicule qui s’installe sur la France, EDF examine une possible réduction d’activité de ses centrales nucléaires de Bugey, dans l’Ain, et de Saint-Alban-du-Rhône, en Isère.
Les deux sites sont refroidis par le Rhône. Quand la température du fleuve monte trop, EDF ne peut plus rejeter l’eau de refroidissement au-delà d’un certain seuil thermique, fixé par arrêté préfectoral pour protéger les écosystèmes aquatiques. Si la chaleur persiste et que le fleuve dépasse ce seuil, la seule option est de réduire la puissance des réacteurs, voire de les arrêter temporairement.
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Le Rhône, contrainte directe sur la production
Le mécanisme est connu des exploitants : plus l’air et l’eau du fleuve sont chauds, moins la centrale peut évacuer efficacement la chaleur produite par le réacteur. Les autorisations de rejet sont encadrées pour éviter tout impact sur la faune piscicole. EDF surveille en continu la température du Rhône et ajuste la puissance de ses unités en conséquence.
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Bugey compte quatre réacteurs de 900 MW. Saint-Alban en exploite deux de 1 300 MW. Leur contribution au réseau électrique n’est pas anodine, en particulier lors des pics de consommation liés à la climatisation.
Un scénario déjà survenu sur ces mêmes sites
Ce type de limitation n’est pas inédit. Les étés caniculaires précédents ont déjà contraint EDF à baisser la voilure sur plusieurs sites fluviaux du réseau nucléaire français. Le Rhône, la Loire et la Garonne sont les trois fleuves les plus sensibles à ces restrictions estivales.
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RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, intègre ces aléas dans ses prévisions d’équilibre offre-demande. En cas de réduction coordonnée sur plusieurs centrales, la marge de manœuvre peut se rétrécir, notamment si la consommation s’emballe en soirée.
EDF et les pouvoirs publics en veille
La décision de limiter l’activité revient à EDF, en lien avec l’Autorité de sûreté nucléaire et sous le contrôle des préfectures concernées. Aucune réduction n’avait encore été actée à la date de publication de cette information. L’électricien suit l’évolution heure par heure et communiquera si la situation évolue.
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