Le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Gravelines a été reconnecté au réseau électrique national samedi 15 août en début de soirée, après un arrêt de près de 48 heures, annonce EDF ce dimanche 16 août.
L’unité de production avait été stoppée suite à un niveau d’eau trop bas dans un de ses trois générateurs de vapeur, provoqué par la fermeture d’une vanne sur le circuit d’alimentation en eau, précise le groupe dans un communiqué. L’incident s’était produit jeudi, ajoutant une difficulté supplémentaire à une centrale déjà sous tension depuis plus d’une semaine.
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Sur les six réacteurs que compte le site nordiste, trois seulement fonctionnent actuellement : les unités 1, 2 et 6. Un réacteur est en maintenance programmée (le 5), et deux autres demeurent à l’arrêt total.
Deux réacteurs stoppés nets par une invasion de méduses
Les réacteurs 3 et 4 se sont automatiquement arrêtés les 3 et 4 août, en début de semaine dernière. La cause : une présence massive de méduses dans les tambours filtrants du système de pompage d’eau de mer, celle-ci servant à refroidir la centrale. Ces tambours, destinés justement à empêcher l’intrusion d’éléments extérieurs, ont rapidement été saturés.
Face à ce type de situation, l’exploitant n’a d’autre choix que de stopper les réacteurs concernés ou d’en réduire fortement la puissance. Les méduses, phénomène récurrent en été sur le littoral, peuvent bloquer l’alimentation en eau de mer indispensable au refroidissement des installations.
Aucune date pour le redémarrage des unités 3 et 4
EDF n’a communiqué aucune information sur le redémarrage progressif des deux réacteurs encore à l’arrêt. La centrale de Gravelines fonctionne donc toujours au ralenti, avec la moitié de sa capacité de production indisponible ou en maintenance. Le site, l’un des plus puissants d’Europe avec ses six unités de 900 MW chacune, joue un rôle clé dans l’approvisionnement électrique du Nord et de la Belgique voisine.
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Le retour du réacteur 1 permet néanmoins de soulager partiellement le réseau électrique national, alors que la demande reste soutenue en cette mi-août malgré la période estivale.