IndustrielEntreprisesDassault développe seul le Rafale F5 après l'échec du programme européen SCAF

Dassault développe seul le Rafale F5 après l’échec du programme européen SCAF

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Dassault Aviation renonce au projet européen SCAF et annonce le développement en solitaire du Rafale F5, avec une mise en service visée entre 2033 et 2035.

Le PDG Éric Trappier a confirmé le virage stratégique au lendemain de l’enterrement du Système de Combat Aérien du Futur. La France avancera seule sur ce chasseur de nouvelle génération, destiné aux armées françaises et à l’export. Le Super Rafale F5, nom provisoire, devra assurer la continuité de la dissuasion nucléaire et servir de plateforme au futur missile hypersonique ASN4G.

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Le calendrier reste serré : premier escadron opérationnel à Luxeuil-Saint-Sauveur autour de 2036, après des travaux d’infrastructure. Dassault assume de piloter seul le projet, tout en laissant la porte ouverte à des coopérations sur certaines briques technologiques. La souveraineté prime.

Rupture avec Airbus et fin du SCAF

Le programme SCAF devait unir France, Allemagne et Espagne. Il s’est disloqué sur des divergences de gouvernance entre Dassault, maître d’œuvre désigné pour le pilier avion, et Airbus, représentant Berlin et Madrid. Les visions incompatibles sur le partage des tâches et le leadership ont eu raison du projet.

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La France active son plan B. Trappier réaffirme la capacité de Dassault à concevoir et produire un appareil de premier rang sans partenaire européen. Cette posture s’inscrit dans une longue tradition d’indépendance stratégique française, mais elle sonne comme un avertissement pour les futurs projets de défense communs.

Missile nucléaire et drones de combat au programme

Le Rafale F5 brouille les pistes entre mise à jour majeure et appareil neuf. Il intégrera un nouveau radar, une suite SPECTRA améliorée et la capacité de contrôler des drones de combat, à l’image du démonstrateur nEUROn. Le combat collaboratif à la française prend forme.

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L’enjeu principal reste le missile nucléaire ASN4G, successeur de l’ASMPA-R. Le Rafale F5 sera le vecteur de cette nouvelle arme hypersonique, pilier de la dissuasion aéroportée pour les vingt prochaines années. Dassault doit maintenir une chaîne de compétences unique en Europe tout en préparant un appareil exportable dès 2035.

Objectif 2033-2035 : la France seule maître d’œuvre

La feuille de route est dictée par des impératifs stratégiques. Le calendrier de mise en service, entre 2033 et 2035, répond à la nécessité de disposer d’un vecteur pour l’ASN4G. Le premier escadron basé à Luxeuil-Saint-Sauveur sera opérationnel autour de 2036.

Dassault assume le pilotage exclusif du projet, sans Airbus ni partenaire européen majeur. Le message est clair : la France ne sacrifiera pas sa souveraineté opérationnelle sur l’autel de la coopération. Le Super Rafale F5 devient ainsi le symbole d’une industrie française qui préfère voler seule plutôt que de céder sur le leadership.

Rédactrice chez Industriel.net
Hélène Vasseur suit de près l'actualité de la défense, des industries de souveraineté et des grands programmes militaires. Elle décrypte les enjeux stratégiques, les innovations technologiques et les évolutions du secteur à travers des contenus documentés et accessibles. Pour enrichir ses recherches et structurer ses articles, elle s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
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