93 milliards d’euros d’investissements confirmés, 71 projets, 15.600 emplois créés : la neuvième édition de Choose France affiche le meilleur bilan de son histoire.
Réuni au château de Versailles ce 1er juin, le sommet a une nouvelle fois servi de vitrine à l’attractivité française auprès des investisseurs étrangers. Emmanuel Macron a salué un cru « record », loin devant les éditions précédentes. Le montant dépasse à lui seul les promesses cumulées des huit sommets organisés depuis le lancement de Choose France en 2018.
Data centers, sites pharmaceutiques, usines de camions électriques ou même biscuiteries : la liste des annonces couvre presque tous les secteurs de l’économie. Un signe que le format, critiqué pour son caractère promotionnel, continue d’attirer des groupes de premier plan, des fonds souverains aux multinationales cotées.
Sommaire
SoftBank, GSK, Amazon : les noms qui pèsent
L’intelligence artificielle reste la tête d’affiche du sommet, portée par des acteurs comme SoftBank et Salesforce, aux côtés d’Amazon. Le secteur pharmaceutique n’est pas en reste : le britannique GSK annonce 140 millions d’euros de nouveaux investissements, intégrés à un programme de près de 550 millions d’euros prévu entre 2026 et 2028 pour, selon le groupe, contribuer « directement à la souveraineté sanitaire européenne ». Sur cette enveloppe, 74,1 millions d’euros iront au renforcement des sites d’Évreux, de Mayenne et de Saint-Amand-les-Eaux, et 63,6 millions d’euros à la recherche et au développement.
D’autres dossiers, plus modestes en montant mais révélateurs de la diversité des investisseurs, complètent le tableau. La banque en ligne britannique Revolut a promis 100 millions d’euros supplémentaires d’ici 2030 et 200 emplois de plus, notamment dans la lutte contre la fraude financière. Le suédois Scania investira près de 70 millions d’euros pour produire des camions électriques sur son site d’Angers. L’américain Mars, de son côté, injectera plus de 100 millions d’euros dans plusieurs sites français pour moderniser ses infrastructures et réduire son empreinte environnementale.
Un montant qui dépasse le cumul des éditions précédentes
L’an dernier, Macron avait comptabilisé 87 milliards d’euros d’investissements cumulés depuis 2018. L’édition 2026 fait donc plus que franchir ce seuil en une seule séquence : elle le pulvérise. Selon l’Élysée, un tiers des patrons étrangers présents venaient pour la première fois à Choose France, et plus de la moitié n’étaient pas européens, 20 % nord-américains et 20 % asiatiques.
| Édition | Investissements annoncés |
|---|---|
| 2025 | 15 milliards d’euros (28 projets) |
| 2026 | 93 milliards d’euros (71 projets) |
Source : Le Figaro
La fin d’un cycle pour Macron
Ce sommet marque aussi la dernière édition de Choose France présidée par Emmanuel Macron. Devant les dirigeants d’ArcelorMittal, JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Coca-Cola, AstraZeneca ou Novartis, ainsi que les représentants des fonds souverains saoudien et qatari, le chef de l’État a défendu la « prévisibilité » et « l’État de droit » comme atouts européens face à la concurrence internationale.
Reste que l’exercice se heurte régulièrement à la même critique : seuls les investissements étrangers sont comptabilisés, et une partie des projets annoncés concerne des centres de données ou des sites logistiques peu créateurs d’emplois rapportés au montant investi. Le sommet 2026 devra désormais prouver, projet par projet, que les décisions finales d’investissement suivent les annonces faites à Versailles.
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