Emmanuel Macron a annoncé lundi la signature d’une feuille de route prévoyant l’acquisition par l’Ukraine de 16 avions de combat Rafale de Dassault Aviation, avec livraison des premiers appareils dans les airs ukrainiens dès 2028-2029.
L’accord a été conclu à l’issue d’un sommet de la « coalition des volontaires » organisé à Paris. Il porte sur la fourniture des appareils et de leurs armements, sans précision à ce stade sur le montant total du contrat ni sur son mode de financement. Kiev ne disposait jusqu’ici que d’avions de combat d’origine soviétique, principalement des MiG-29 et des Su-27. L’intégration de Rafale dans l’arsenal ukrainien marque un basculement vers les standards OTAN.
Des batteries SAMP/T nouvelle génération en complément
Paris va également fournir à l’Ukraine une première série de batteries antiaériennes SAMP/T de nouvelle génération, produites par le consortium Eurosam (MBDA et Thales). Ces systèmes complètent d’autres équipements déjà promis, qui seront livrés « avec leurs missiles dans les semaines à venir », selon le président français. Le SAMP/T, capable d’intercepter des missiles balistiques et des cibles aériennes, équipe actuellement la France et l’Italie. Une version modernisée, baptisée SAMP/T NG, est en développement.
Production sous licence en Ukraine
La feuille de route prévoit en outre la fourniture de radars et la production sous licence en Ukraine de trois types de munitions : les bombes guidées AASM (Armement Air-Sol Modulaire, fabriquées par Safran), les missiles antiaériens Aster 30 (Eurosam) et les missiles de croisière Scalp (MBDA). Cette clause de production locale constitue une nouveauté dans les transferts d’armement vers Kiev depuis le début du conflit. Elle permet à l’Ukraine de monter une capacité industrielle souveraine sur des systèmes à haute valeur ajoutée, tout en réduisant sa dépendance logistique aux livraisons occidentales.
Le calendrier de montée en puissance opérationnelle reste à préciser. La formation des pilotes ukrainiens sur Rafale, assurée en France, demande entre six et douze mois selon le niveau initial des aviateurs. L’intégration des systèmes d’armes, la logistique et le soutien au sol nécessitent également des infrastructures adaptées, que Kiev devra déployer d’ici 2028.
- Dassault relance le calendrier du Rafale F5 avec trois nouveaux contrats - 13 septembre 2026
- Quatre Rafale français bouclent 40 000 km, du Groenland à l’Égypte : une démonstration rare - 12 septembre 2026
- La Suisse reconsidère le F-35 : des élus appellent au Rafale après un contrat mal lu - 11 septembre 2026