Les centres régionaux d’investissement marocains pilotent désormais 27 dossiers d’investissement portés par des Marocains de l’étranger. Un dispositif qui vise à concrétiser les intentions en créations d’emplois.
Depuis le début de l’année 2026, les centres régionaux d’investissement (CRI) du Maroc ont pris en charge 27 projets d’investissement portés par des Marocains résidant à l’étranger (MRE). Ces structures jouent un rôle d’accompagnement : elles guident les porteurs de projets dans les démarches administratives, les mettent en relation avec les acteurs économiques locaux et assurent le suivi jusqu’à la réalisation concrète.
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L’initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à capter l’épargne et les compétences de la diaspora marocaine. Les MRE représentent un vivier d’investisseurs potentiels : selon les autorités, leurs transferts de fonds vers le Maroc atteignent plusieurs milliards de dirhams chaque année. Mais le passage de l’intention à l’investissement productif reste souvent freiné par la complexité administrative ou le manque de relais locaux.
Un accompagnement sur mesure par région
Les CRI déploient un accompagnement personnalisé pour chaque dossier. Ils identifient les opportunités sectorielles selon les régions, orientent vers les incitations fiscales disponibles et facilitent l’obtention des autorisations. Les projets concernent des secteurs variés : industrie, services, tourisme, agriculture.
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Chaque centre régional adapte son approche aux spécificités locales. Certains CRI organisent des sessions d’information dédiées aux MRE lors de leurs retours estivaux, d’autres mettent en place des guichets uniques pour accélérer les démarches. L’objectif : réduire le temps entre le premier contact et le démarrage effectif de l’activité.
De l’intention à la réalisation, le défi de la concrétisation
Sur les 27 projets accompagnés, plusieurs sont déjà en phase opérationnelle. Les CRI suivent les dossiers jusqu’à la création d’emplois, critère retenu pour mesurer l’impact réel de l’investissement. Les autorités n’ont pas communiqué le montant global mobilisé ni le nombre d’emplois générés à ce stade.
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La mobilisation des CRI s’inscrit dans un contexte où le Maroc cherche à diversifier ses sources de financement pour le développement régional. Les MRE, souvent dotés d’une double culture économique, sont perçus comme des investisseurs stratégiques capables de transférer savoir-faire et réseaux internationaux.
Le dispositif devrait monter en puissance dans les prochains mois. Les CRI prévoient d’intensifier leur présence dans les pays où les communautés marocaines sont les plus importantes : France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne. L’enjeu : transformer un maximum de projets en unités productives avant la fin de l’année.