Les Bourses européennes stagnent mercredi 12 août, coincées entre tension géopolitique au Moyen-Orient et incertitude sur l’inflation américaine.
Le CAC 40 perd 0,12 % à 8 704,86 points vers 7h17 GMT. Le DAX allemand grignote 0,21 %, l’EuroStoxx 50 progresse de 0,14 %, le Stoxx 600 de 0,08 %. Ces variations millimétriques traduisent l’attentisme : personne ne veut miser gros tant que l’indice américain des prix à la consommation n’aura pas parlé.
“Un jalon très important” : l’Inde approuve l’achat de 114 Rafale pour 33 milliards d’euros
L’équation pèse sur les arbitrages. L’Iran maintient sa pression sur le détroit d’Ormuz, le Brent tourne autour de 89,6 dollars le baril, le WTI américain de 83,8 dollars. Le pétrole cher soutient les majors pétrolières, mais plombe les compagnies aériennes, les transporteurs, les industriels énergivores et, in fine, les ménages à la pompe. Tout l’enjeu est de savoir si cette hausse commence à contaminer l’inflation générale.
L’Iran ferme la route, le Brent reste accroché à 90 dollars
Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a clarifié les choses : la voie restera fermée tant que Washington n’acceptera pas les conditions de Téhéran. Le marché intègre désormais le scénario d’une fermeture qui dure. Le détroit d’Ormuz canalise une part majeure des exportations mondiales d’hydrocarbures. Toute perturbation prolongée réduit l’offre, augmente les coûts de transport et maintient une prime géopolitique sur les cours.
Le CAC 40 franchit les 7 600 points pour la première fois de son histoire
Pour l’instant, le conflit lui-même importe moins que ses répercussions économiques. Le kérosène coûte davantage aux compagnies aériennes, le gazole aux transporteurs, les intrants énergétiques aux usines. À terme, ces surcoûts glissent vers les prix de détail. C’est ce glissement que les investisseurs scrutent.
L’inflation américaine, prochain arbitre de la politique monétaire
Le prochain indice des prix à la consommation américain dira si la flambée pétrolière commence à contaminer l’inflation générale. Une lecture inférieure aux attentes rassurera : la Réserve fédérale disposerait de latitude pour assouplir sa politique monétaire à terme. Une lecture supérieure aux prévisions, au contraire, convaincrait les investisseurs que les taux devront rester élevés plus longtemps, réduisant l’attrait des actions.
Dassault tourne la page du NGF franco-allemand et mise sur le Rafale F5
D’ici là, les marchés restent figés. Deux événements peuvent faire bouger les lignes : une percée dans les négociations entre Washington et Téhéran, ou les chiffres d’inflation américains. En attendant, les écarts restent minuscules, à l’opposé des amples mouvements que connaissent les Bourses lorsqu’une direction macroéconomique claire se dessine. Pour l’heure, personne ne veut prendre de positions trop importantes.
- La France emprunte à 3,09 %, un coût inédit depuis 2008 qui rebat les cartes du budget - 10 septembre 2026
- Le Brent frôle 100 dollars, le CAC 40 décroche après des frappes dans le détroit d’Ormuz - 9 septembre 2026
- La Fed maintient ses taux et affiche un ton plus ferme, le CAC 40 reprend 0,84% - 8 septembre 2026