Le CAC 40 navigue à proximité de l’équilibre ce mardi matin alors que les places asiatiques ont fortement chuté, Séoul lâchant 7,7 % malgré les résultats record de Samsung Electronics.
La journée de lundi s’était terminée en ordre dispersé. Paris a reculé de 0,33 %, Francfort a signé un nouveau record en progressant de 0,15 %, tandis que le Stoxx 600 paneuropéen a perdu 0,38 %. L’atmosphère était marquée par des prises de bénéfices avant la saison des résultats. Outre-Atlantique, Wall Street a clôturé en hausse portée par le rebond des semi-conducteurs : le Dow Jones a gagné 0,29 % pour inscrire lui aussi un nouveau record, le S&P 500 0,72 % et le Nasdaq100 1,26 %.
Côté macroéconomie, l’ISM des services américains est ressorti à 54,0 en juin contre 54,5 le mois précédent, confirmant une activité toujours solide dans le secteur tertiaire. En zone euro, l’indice Sentix du moral des investisseurs s’est redressé à -3,1 en juillet après -13,4 en juin. Les ventes au détail ont progressé de 0,2 % en mai sur un mois, tandis que les prix à la production ont augmenté de 0,2 %, en ligne avec les attentes des analystes.
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Sommaire
Séoul décroche malgré Samsung, les investisseurs prennent leurs profits sur l’IA
Ce mardi matin, l’ambiance s’est nettement tendue après un véritable coup de frein en Asie. Le Kospi de Séoul a plongé de 7,7 % malgré une prévision de bénéfice opérationnel multiplié par 19 chez Samsung Electronics. Le géant coréen a été victime de prises de profits massives sur la thématique de l’intelligence artificielle [5]. Le Topix japonais a reculé de 0,7 %, le Hang Seng de Hong Kong de 0,4 % et Shanghai de 1 %.
CAC 40 : nouveau record à 8 620 points alors que la croissance française stagne à 0,9 %
Cette correction intervient alors que les marchés européens ont retrouvé des couleurs ces derniers mois. Depuis le début de 2026, la dynamique de diversification se prolonge. Les très grandes capitalisations américaines stagnent, le bitcoin accuse une chute de plus de 25 %, et les marchés européens et émergents font la course en tête [1]. La Bourse de Paris, longtemps à la traîne des autres grandes places mondiales en raison du désordre politique qui a suivi la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, revient dans la course.
Le CAC 40 flirte avec les 8 400 points et il est en passe de battre son précédent record du 9 janvier 2026 où il s’était hissé à 8 362,09 points en clôture [1]. Depuis le début de l’année, l’indice phare de la Bourse de Paris grimpe de 2,3 % après déjà une hausse de 10,4 % en 2025.
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| Indice | Performance depuis janvier |
|---|---|
| CAC 40 (Paris) | +2,3 % à +3,01 % |
| DAX (Francfort) | +2,61 % |
| FTSE MIB (Milan) | +2,92 % |
Source : Le Figaro
Les plans de relance européens soutiennent les places du continent
Les Bourses européennes profitent des vastes plans de relance qui fleurissent sur le continent. Le plan post-Covid NextGeneration EU va continuer d’être déployé et devrait soutenir les marchés du sud de l’Europe, qui ont déjà affolé les compteurs l’an dernier. De son côté, l’Allemagne compte investir 500 milliards d’euros sur la prochaine décennie pour moderniser ses infrastructures et se réindustrialiser [1].
L’incertitude provoquée par la présidence de Donald Trump aux États-Unis pousse les investisseurs à se diversifier en dehors de la première économie mondiale, ce qui bénéficie aux autres places financières, européennes et asiatiques particulièrement [2]. Antoine Andreani, chef de la recherche chez XTB France, relève que « même si ce mouvement ne devrait pas durer au-delà du court terme, il profite pour l’instant aux valeurs européennes ».
La tech est peu présente sur les indices européens. Plus généralement, cette rotation géographique des capitaux amplifie le mouvement de rattrapage amorcé fin 2025. La première partie de l’année 2025 avait été dominée par les tensions commerciales, dont le point culminant avait été atteint le 2 avril, le « Liberation Day », lorsque Donald Trump avait promis d’imposer de lourds droits de douane à la quasi-totalité des partenaires commerciaux des États-Unis [3]. Mais la baisse qui avait suivi ce discours avait vite été oubliée, et le rebond observé depuis avait été spectaculaire : depuis son point bas du 8 avril 2025, le S&P 500 avait repris 33 %.
Comprendre la dynamique des marchés européens
Stabilité politique française et prudence avant la Fed
Le CAC profite aussi d’une situation politique stabilisée en France, avec l’adoption du budget 2026 par l’Assemblée nationale, l’abstention du Parti socialiste ayant permis de laisser en place le gouvernement de Sébastien Lecornu [2]. « Même s’il s’agit d’une stabilité en trompe-l’œil qui pourrait ne pas durer, les investisseurs prennent pour le moment le parti de s’en contenter et d’aller de l’avant », note Vincent Juvyns. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, les marchés français faisaient systématiquement moins bien que leurs homologues européens. Désormais, depuis le début de l’année, le CAC gagne 3,01 %, tandis que le Dax de Francfort prend 2,61 % et Milan 2,92 %.
En toile de fond, les minutes de la Fed attendues mercredi et la perspective d’un ton toujours ferme de Kevin Warsh incitent à la prudence. Au programme du jour en Europe : la production industrielle allemande de mai, puis, en Amérique du Nord, la balance commerciale américaine.
En données horaires, le CAC 40 pourrait tester aujourd’hui la zone des 8 457 points. En l’absence de préservation de ce seuil, l’indice pourrait subir de nouveaux dégagements en direction des 8 400 points. Les volumes restent toutefois modérés en ce début de mois de juillet, entre saison des résultats et période estivale, ce qui amplifie les mouvements.
Bourses européennes juillet 2026 : les faits clés
- Le CAC 40 évolue proche de l'équilibre ce mardi matin après un recul de 0,33 % lundi
- Le Kospi de Séoul a décroché de 7,7 % malgré un bénéfice opérationnel multiplié par 19 chez Samsung
- Paris flirte avec les 8 400 points, proche du record du 9 janvier 2026 à 8 362,09 points
- Le plan NextGeneration EU et les 500 milliards d'euros allemands soutiennent les Bourses européennes
- Les minutes de la Fed attendues mercredi et le ton ferme de Kevin Warsh incitent à la prudence
- L'incertitude américaine liée à Trump pousse les investisseurs vers l'Europe et l'Asie
Sources
4 sources · 7 faits sourcés
- Le CAC 40 repasse 8 000 points, Vallourec et Alstom portent la reprise - 12 juillet 2026
- Le CAC 40 attendu en hausse de 0,2%, Trump évoque un possible accord avec l’Iran - 11 juillet 2026
- Le CAC 40 clôture la semaine dans le rouge, SK Hynix scruté à Wall Street - 11 juillet 2026