Publicis inaugure la publication des résultats semestriels des grandes capitalisations françaises ce jeudi 19 juillet, tandis que les États-Unis attendent la publication des ventes au détail de juin.
Le groupe dirigé par Arthur Sadoun publie ses chiffres à 7 heures, avant l’ouverture des marchés. Les analystes suivent de près l’évolution de la croissance organique, qui avait atteint 5,1 % au premier trimestre. Le consensus table sur une croissance soutenue, portée par la transformation digitale des clients et par les activités de conseil, mais l’environnement macroéconomique américain pèse sur les prévisions.
Les ventes au détail américaines au ralenti
Outre-Atlantique, le département du Commerce publie les chiffres des ventes au détail pour juin à 14h30 (heure de Paris). Les économistes anticipent une hausse modeste de 0,3 % en rythme mensuel, après une progression de 0,1 % en mai. La consommation des ménages, qui représente près de 70 % du PIB américain, montre des signes d’essoufflement depuis le début de l’année.
Paris et Berlin affichent un Rafale à Nörvenich et visent une IA de frontière commune
Les hausses de taux d’intérêt de la Réserve fédérale continuent de peser sur le crédit à la consommation. Les ventes de véhicules neufs ont reculé en mai et juin, tandis que la restauration rapide enregistre un tassement des fréquentations. Les grandes chaînes de distribution, de Walmart à Target, ont alerté sur un consommateur plus sélectif, privilégiant les promotions et les marques distributeurs.
Le CAC 40 attend une vague de publications
Après Publicis, les publications s’enchaîneront tout au long de la semaine. LVMH, Hermès, L’Oréal et TotalEnergies dévoileront leurs résultats entre mardi et vendredi prochains. Les analystes scrutent surtout les volumes en Chine, où la reprise post-Covid reste poussive. Le luxe français, longtemps porté par la demande asiatique, affronte un ralentissement marqué depuis le deuxième trimestre 2025.
Cac 40 : sept trimestriels cette semaine, entre décision BCE et résultats américains
Les investisseurs examineront également les commentaires sur les perspectives. La Banque de France a abaissé sa prévision de croissance du PIB français à 1,1 % pour 2026 début juillet, invoquant la faiblesse de l’investissement des entreprises et la modération de la consommation. Les grandes capitalisations, très exposées à l’international, échappent en partie à cette dynamique domestique, mais restent sensibles au ralentissement mondial.
Le contexte boursier reste nerveux
Le CAC 40 évolue autour de 7 300 points depuis début juillet, en hausse de 2 % depuis le début de l’année. Les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine, ravivées par les droits de douane sur les véhicules électriques, pèsent sur le sentiment. Les taux longs français sont remontés au-dessus de 3,2 % sur le 10 ans, renchérissant le coût de financement des entreprises.
Deux Rafale nucléaires français ravitaillés en vol par l’Allemagne, une première
Les résultats de Publicis donneront le ton. Si le groupe confirme sa guidance annuelle, révisée à la hausse en avril, cela pourrait rassurer sur la capacité des champions français à naviguer dans un environnement incertain. Dans le cas contraire, les prochaines séances risquent d’être marquées par la volatilité.