IndustrielAutomobileLes ventes de Renault stagnent au premier semestre 2026, Dacia fait chuter...

Les ventes de Renault stagnent au premier semestre 2026, Dacia fait chuter de 6,5 %

-

Le groupe Renault a immatriculé 931 382 véhicules au premier semestre 2026, un score quasiment stable par rapport à 2025. Derrière ce statu quo, la marque Dacia plonge de 6,5 % tandis que Renault progresse de seulement 0,5 %.

Les chiffres publiés ce 23 juillet dressent un bilan mitigé. Sur les six premiers mois de l’année, Renault a vendu 931 382 véhicules dans le monde, soit une variation infime de + 0,1 % par rapport au premier semestre 2025. Un trompe-l’œil. La marque Renault enregistre 558 074 unités (+ 0,5 %), pendant que Dacia dégringole à 279 965 ventes, accusant un recul de 6,5 %. Alpine, confidentielle, affiche 1 859 exemplaires.

Airbus fabrique tous ses appareils avec des pièces marocaines depuis 2026

Ce coup de frein chez Dacia s’explique largement par le retrait du marché russe, où la filiale low-cost du groupe réalisait des volumes importants avant 2024. La marque peine également à combler cette perte par des gains en Europe et dans les autres zones. Renault, de son côté, limite la casse grâce à la montée en puissance de ses modèles électriques, notamment la R5 et le Scénic, mais ne parvient pas encore à compenser la baisse des thermiques.

L’électrique monte, l’hybride compense

Les véhicules 100 % électriques ont représenté 12,4 % des ventes du groupe au premier semestre, contre 9,8 % un an plus tôt. Une progression notable, portée par la France et plusieurs pays d’Europe du Nord. Les hybrides (rechargeables et non rechargeables) ont de leur côté bondi pour atteindre 35 % des volumes, témoignant d’une transition progressive des acheteurs vers des motorisations électrifiées.

Renault Mégane E-Tech 2026 : batterie LFP chinoise, 500 km et tarif ramené à 29 260 €

Problème : cette bascule ne compense pas encore la contraction du diesel et de l’essence classique. Les marges restent par ailleurs sous pression, l’électrique étant moins rentable à court terme que les thermiques. Le groupe mise sur une industrialisation plus poussée et une baisse des coûts batteries pour inverser la tendance d’ici fin 2026.

L’Europe reste le premier marché, mais l’Asie inquiète

La zone Europe (hors Russie) concentre toujours la majorité des ventes du groupe, avec 548 000 unités écoulées. La France demeure le bastion, suivie de l’Allemagne et de l’Italie. En revanche, la Turquie et le Maghreb marquent le pas, victimes de l’inflation et du durcissement des conditions de crédit.

Farnborough 2026 : Airbus et Boeing engrangent 300 commandes en deux jours

L’Asie-Pacifique fait figure d’Arlésienne. Malgré les ambitions affichées depuis 2024, Renault peine à percer face aux géants chinois et aux acteurs locaux. Les ventes y restent marginales, autour de 50 000 exemplaires sur le semestre. Le lancement d’une nouvelle berline compacte électrique produite en Corée du Sud, prévu pour octobre 2026, devrait relancer la dynamique. À condition que les prix soient compétitifs.

Dacia, maillon faible du semestre

Le plongeon de Dacia interpelle. La marque low-cost, longtemps pourvoyeuse de volumes à moindres frais pour le groupe, subit de plein fouet la disparition du marché russe et la montée en gamme imposée par les normes environnementales. Le Spring, modèle 100 % électrique d’entrée de gamme, arrive en fin de carrière et son remplaçant (Spring 2) ne sera commercialisé qu’à l’automne.

Le Duster, fer de lance historique, se maintient mais ne compense plus les pertes ailleurs. Sandero et Logan affichent des ventes en recul, notamment en Europe centrale où la concurrence chinoise commence à mordre. Renault a confirmé que Dacia lancerait deux nouveaux modèles électrifiés d’ici mi-2027, sans préciser lesquels.

Pour le second semestre, le groupe table sur une légère reprise portée par la montée en puissance de la R5, les premiers mois complets du Scénic et l’arrivée de la Twingo électrique en novembre. Objectif : franchir le cap des 2 millions de véhicules vendus sur l’année, soit une hausse de 3 à 4 % par rapport à 2025. Un horizon prudent, dans un marché automobile mondial encore hésitant.

Rédacteur chez Industriel.net
Karim Lefort suit l'évolution du secteur automobile et des nouvelles solutions de mobilité, en analysant les innovations, les tendances du marché et les technologies qui transforment les déplacements. Il propose des contenus clairs et documentés destinés aussi bien aux professionnels qu'aux passionnés. Pour enrichir ses recherches et optimiser ses articles, il s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
Lefort Karim

Articles

Stay Connected

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
0SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Articles