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Stellantis signe avec ‘Je choisis la French Tech’, un label pour 80 sous-traitants

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Stellantis intègre le dispositif ‘Je choisis la French Tech’, label d’État destiné à promouvoir les PME et ETI françaises auprès des grands donneurs d’ordres de l’automobile.

Le groupe automobile franco-italo-américain officialise ce 26 juillet son adhésion au programme lancé par Bercy. L’initiative vise à flécher les achats des grands constructeurs vers leurs fournisseurs hexagonaux, dans un contexte de concurrence accrue avec les équipementiers chinois et d’une industrie automobile française qui cherche à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement locales.

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Concrètement, Stellantis s’engage à labelliser 80 sous-traitants français de son réseau. Ces entreprises pourront apposer le logo ‘Je choisis la French Tech’ sur leurs communications et leurs stands lors des salons professionnels. Un levier de visibilité censé leur ouvrir de nouveaux marchés, notamment à l’export, en valorisant leur ancrage dans l’écosystème d’un constructeur majeur.

En chiffres
80
sous-traitants labellisés
PME et ETI françaises
7
sites de production Stellantis en France
de Poissy à Rennes
~1 200
fournisseurs français de rang 1 et 2
dans le réseau Stellantis
20 %
part minimale du CA avec Stellantis
critère de sélection pour le label

Qui sont les 80 équipementiers labellisés

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La liste couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : des spécialistes de l’électronique embarquée aux plasturgistes, en passant par les fonderies et les ateliers de mécanique de précision. Stellantis n’a pas détaillé les noms, mais précise que la sélection privilégie les PME et ETI françaises réalisant au moins 20 % de leur chiffre d’affaires avec le groupe [1].

L’objectif affiché : renforcer l’ancrage territorial des approvisionnements. Le groupe produit en France sur sept sites (Poissy, Sochaux-Montbéliard, Mulhouse, Hordain, Rennes, Charleville-Mézières, Vesoul) et compte environ 1 200 fournisseurs de rang 1 et 2 implantés sur le territoire national. Le label doit servir de vitrine pour ces derniers, qui peinent parfois à se faire connaître hors des cercles spécialisés.

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Certains équipementiers réalisent déjà plus de la moitié de leur activité avec Stellantis. La labellisation leur offre une reconnaissance officielle, mais aussi un argument commercial face à des clients étrangers qui cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement en Europe.

Un dispositif étatique pour contrer l’offensive chinoise

Le programme ‘Je choisis la French Tech’ a été lancé en 2025 par le ministère de l’Économie, dans le sillage des tensions commerciales avec Pékin et de la montée en puissance des groupes chinois sur le marché européen. L’idée : inciter les grands donneurs d’ordres français à communiquer sur leur réseau de fournisseurs locaux, histoire de montrer que l’industrie tricolore existe encore et qu’elle est compétitive [1].

Stellantis est le premier constructeur automobile à rejoindre officiellement le dispositif. D’autres groupes industriels, notamment dans l’aéronautique et la défense, avaient déjà signé. Le label ne s’accompagne d’aucune subvention directe, mais ouvre l’accès à des événements organisés par la French Tech et à des missions commerciales soutenues par Business France.

Pour les équipementiers, l’intérêt est double : gagner en visibilité et bénéficier d’un effet d’entraînement auprès d’autres clients potentiels. Un sous-traitant français qui travaille pour Stellantis peut, grâce au label, approcher plus facilement Renault, Airbus ou un groupe ferroviaire. Le logo devient une sorte de certification de fiabilité industrielle.

Pourquoi Stellantis mise sur le label French Tech

Souveraineté industrielle
Stellantis affiche son engagement pour la filière automobile française et sécurise ses approvisionnements locaux dans un contexte de tensions avec la Chine.
Visibilité pour les PME
Les 80 équipementiers labellisés gagnent une vitrine pour approcher de nouveaux clients, notamment à l'export, en s'appuyant sur la caution Stellantis.
Diversification des sources
Le groupe poursuit sa stratégie de réduction de dépendance aux fournisseurs chinois, notamment sur les batteries et l'électronique de puissance.
Ancrage territorial
Avec 7 sites en France et 1 200 fournisseurs locaux, Stellantis valorise son réseau hexagonal face aux critiques sur sa politique industrielle.

Les enjeux pour Stellantis : souveraineté et image

En signant, le groupe de Carlos Tavares joue sur deux tableaux. D’abord, il affiche son engagement en faveur de la souveraineté industrielle française, un thème politique sensible alors que l’État reste actionnaire de Renault et que les aides publiques à l’automobile se multiplient. Ensuite, il sécurise ses approvisionnements en renforçant les liens avec ses fournisseurs stratégiques.

Depuis 2025, Stellantis a diversifié ses sources pour réduire sa dépendance aux équipementiers chinois, notamment sur les batteries et l’électronique de puissance. Le groupe a signé plusieurs accords avec des PME françaises pour relocaliser une partie de la production de composants critiques. Le label ‘Je choisis la French Tech’ s’inscrit dans cette stratégie de proximité.

Reste à savoir si l’initiative débouchera sur des contrats supplémentaires pour les 80 labellisés. Le dispositif repose pour l’instant sur de la communication et du réseau, pas sur des engagements d’achat fermes. Certains observateurs y voient surtout un coup de com’ bienvenu pour Stellantis, régulièrement critiqué pour sa politique industrielle jugée trop centrée sur les marges et pas assez sur l’emploi en France.

Stellantis et ses sous-traitants français en chiffres
Indicateur Valeur
Sous-traitants labellisés 80
Sites de production en France 7
Fournisseurs de rang 1 et 2 en France ~1 200
Part minimale du CA avec Stellantis (critère de sélection) 20 %

Source : Stellantis

Le label ne change rien aux relations commerciales existantes entre Stellantis et ses fournisseurs. Les contrats, les prix et les volumes restent négociés au cas par cas. Mais il offre une vitrine commune, notamment lors des salons internationaux où les équipementiers français peinent parfois à exister face aux mastodontes allemands ou asiatiques.

Pour l’État, l’enjeu est de montrer que la French Tech ne se limite pas aux startups du numérique. Le programme vise aussi l’industrie lourde, l’automobile, l’aéronautique. Stellantis apporte une caution industrielle au dispositif, même si le groupe reste pour l’instant le seul constructeur automobile à avoir franchi le pas.

Stellantis et French Tech : les chiffres du partenariat

  • Stellantis rejoint le programme 'Je choisis la French Tech' le 26 juillet 2026
  • 80 sous-traitants français du groupe vont recevoir le label d'État
  • Le dispositif vise à valoriser les fournisseurs français face à la concurrence chinoise
  • Stellantis est le premier constructeur automobile à signer
  • Le label ne s'accompagne d'aucune subvention directe mais ouvre l'accès à des événements et missions commerciales
  • Le groupe compte environ 1 200 fournisseurs de rang 1 et 2 en France
Rédacteur chez Industriel.net
Karim Lefort suit l'évolution du secteur automobile et des nouvelles solutions de mobilité, en analysant les innovations, les tendances du marché et les technologies qui transforment les déplacements. Il propose des contenus clairs et documentés destinés aussi bien aux professionnels qu'aux passionnés. Pour enrichir ses recherches et optimiser ses articles, il s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
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