Le colonel Charles-Édouard Soidet, 46 ans, a pris le commandement de la base aérienne 115 d’Orange le 28 août. Il succède à un officier qui a structuré la montée en puissance du site et hérite de deux dossiers majeurs : l’arrivée d’un nouvel escadron de Rafale et la formation des jeunes au service national universel.
La cérémonie s’est déroulée sur le tarmac en fin d’après-midi, en présence du général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, et de plusieurs autorités civiles et militaires. Le général a salué le travail du prédécesseur de Soidet, qui « s’était mis au service de ce qu’une base aérienne détient de plus précieux, ses aviateurs ». Le passage de témoin a été bref, quelques minutes d’échange de drapeau sous un ciel couvert qui a épargné l’assemblée d’un soleil trop violent.
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Base aérienne 115 d’Orange : les faits
- Charles-Édouard Soidet, 46 ans, nouveau commandant depuis le 28 août 2026
- Cérémonie présidée par le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace
- Un escadron de Rafale en cours de formation sur la base
- La base accueillera les jeunes du service national universel pour des sessions de formation
- Orange concentre des moyens d’entraînement et de projection opérationnelle
Un escadron de Rafale à monter en puissance
Le colonel Soidet hérite d’une base en transformation. Orange attend l’arrivée complète d’un nouvel escadron de Rafale, dont la montée en puissance doit être achevée dans les prochains mois. La base 115 joue un rôle de pivot pour l’entraînement des équipages et la disponibilité opérationnelle des appareils. Le Rafale, produit par Dassault Aviation, continue de structurer la flotte de chasse française et d’alimenter un carnet de commandes export qui dépasse les 400 appareils.
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Pour le nouveau commandant, l’enjeu est de tenir les cadences de formation tout en maintenant la disponibilité technique des avions. La base d’Orange dispose d’infrastructures modernisées qui permettent d’absorber cette montée en charge, mais la pression logistique reste forte. Le rythme des vols d’entraînement s’accélère, les rotations d’équipages se succèdent, et la maintenance doit suivre. Le colonel Soidet connaît ce type de défi : avant Orange, il a servi dans plusieurs unités opérationnelles et a participé à des déploiements en opérations extérieures.
Le service national universel : une nouvelle mission pour la base
Autre dossier sur la table du colonel : l’accueil des jeunes du service national universel. La base aérienne d’Orange va servir de site de formation pour des sessions organisées par le ministère des Armées. Ces séjours de courte durée visent à sensibiliser les jeunes aux métiers de la défense, aux valeurs républicaines et à la cohésion nationale. Le dispositif, lancé en 2019 et généralisé progressivement, mobilise désormais plusieurs bases aériennes en France.
Pour Orange, cela signifie adapter les infrastructures d’hébergement, dégager des créneaux dans le calendrier opérationnel, mobiliser des instructeurs. Le colonel Soidet devra coordonner ces sessions avec les activités quotidiennes de la base, qui reste avant tout une plateforme militaire en alerte. Le général Bellanger a insisté sur ce point lors de la cérémonie : « La base ne perd pas son rôle premier, elle l’élargit. » Le service national universel ne doit pas peser sur la disponibilité opérationnelle.
Enjeux pour la base aérienne 115
Montée en puissance Rafale
Achever la formation d’un nouvel escadron tout en maintenant le rythme opérationnel et la disponibilité technique des appareils.
Service national universel
Accueillir et former des jeunes sans peser sur les activités opérationnelles de la base.
Calendrier serré
Coordonner entraînement des équipages, maintenance et sessions civiles sur une base opérationnelle.
Pression logistique
Tenir les cadences de vol et de maintenance avec des moyens humains tendus.
Les défis du colonel Soidet à Orange
Un officier rompu aux opérations
Charles-Édouard Soidet, 46 ans, arrive avec un parcours opérationnel solide. Il a commandé des unités de chasse, participé à des missions extérieures, et connaît les contraintes d’une base en activité permanente. Son prédécesseur a posé les bases de la montée en puissance du site ; Soidet doit désormais tenir le rythme et faire cohabiter trois priorités : l’entraînement d’un escadron Rafale, la disponibilité pour les opérations, et l’accueil du service national universel.
Le général Bellanger a souligné que la base d’Orange « détient ce qu’il y a de plus précieux : ses aviateurs ». Le nouveau commandant devra veiller à ce que cette ressource humaine ne soit pas surchargée. Les rotations d’équipages, les heures de vol, les sessions de formation civile : tout doit s’emboîter sans compromettre la sécurité ni la qualité opérationnelle.
La cérémonie de passation a été brève, sans faste excessif. Le drapeau a changé de main, quelques mots ont été prononcés, et le colonel Soidet a pris ses fonctions. Les prochains mois diront s’il parvient à tenir l’équilibre entre montée en puissance et maintien de la disponibilité.
Base aérienne 115 d'Orange : changement de commandement
- Charles-Édouard Soidet, 46 ans, nouveau commandant depuis le 28 août 2026
- Cérémonie présidée par le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace
- Un escadron de Rafale en cours de formation sur la base
- La base accueillera les jeunes du service national universel pour des sessions de formation
- Orange concentre des moyens d'entraînement et de projection opérationnelle
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