Airbus franchit un nouveau palier avec 89 livraisons d’avions civils en juin 2026, son plus haut niveau mensuel de l’année. L’avionneur européen approche son rythme historique de 2019.
Les cadences remontent, mois après mois. Airbus a quitté son creux de janvier 2026, avec seulement 19 appareils remis aux compagnies, pour atteindre 89 livraisons en juin. Un bond qui dépasse le cap de mai (67 avions) et confirme l’accélération amorcée depuis le printemps. Au total, 351 avions civils ont quitté les chaînes d’assemblage au premier semestre.
La trajectoire ouvre la porte à l’objectif de 870 livraisons annuelles, fixé pour 2026. Un seuil que l’avionneur de Toulouse n’avait plus touché depuis 2019, année où il avait remis 860 appareils à ses clients. À condition que la montée en puissance se poursuive. Airbus sait que les derniers mois de l’année concentrent traditionnellement la majorité des remises, et le retard du premier trimestre ne laisse guère de marge.
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Sommaire
Répartition des livraisons : l’A321neo domine
Sur les 89 appareils de juin, la famille A320 capte l’essentiel des volumes : 34 A320neo et 39 A321neo. La version allongée du monocouloir confirme son statut de locomotive commerciale. Les A200-300, segment plus léger, représentent 9 livraisons. Côté long-courriers, six A350-900 et un seul A350-1000 ont été remis, ce dernier à Qatar Airways.
Airbus table sur 45 550 avions en service d’ici 2045, soit le double de la flotte actuelle
| Type d’appareil | Nombre de livraisons |
|---|---|
| A200-300 | 9 |
| A320neo | 34 |
| A321neo | 39 |
| A350-900 | 6 |
| A350-1000 | 1 |
| Total | 89 |
Source : données constructeur publiées juillet 2026
Ce mix reflète les priorités des compagnies : rentabilité immédiate sur les routes moyennes et long-courriers denses avec l’A321neo, complément long-courrier avec l’A350. La pression reste forte sur les lignes d’assemblage de Hambourg et Toulouse, où les cadences doivent encore grimper pour tenir le cap annuel.
Carnet de commandes : SAS commande 40 A330neo
Côté commercial, juin a apporté 71 commandes brutes. La plus visible émane de la compagnie scandinave SAS, qui a signé pour 40 A330neo. Un contrat qui tranche avec les tendances récentes : l’A330neo, biréacteur long-courrier, peine face à l’A350 et au 787 de Boeing dans les arbitrages des compagnies. Mais SAS mise sur sa polyvalence et sa capacité à remplacer des appareils plus anciens sur des liaisons transatlantiques à coût maîtrisé.
Au total, Airbus affiche 886 commandes brutes sur le premier semestre 2026, et 821 commandes nettes après annulations. Un rythme soutenu, même si la conversion en livraisons reste le défi majeur. Les délais d’attente pour un A321neo dépassent désormais cinq ans, une contrainte qui pousse certaines compagnies à différer leurs renouvellements de flotte.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Commandes brutes (janvier-juin 2026) | 886 |
| Commandes nettes (janvier-juin 2026) | 821 |
| Livraisons (janvier-juin 2026) | 351 |
| Objectif livraisons annuelles 2026 | 870 |
Source : données constructeur publiées juillet 2026
Enjeux de la montée en cadence Airbus
Le retour au niveau de 2019
L’avionneur européen ne cache pas sa volonté de retrouver le rythme d’avant-crise. En 2019, 860 appareils avaient été livrés, un record à l’époque. La cible de 870 unités en 2026 marquerait un dépassement symbolique, sept ans après. Mais le chemin reste étroit. Les contraintes de la chaîne d’approvisionnement, notamment sur les moteurs et certaines pièces structurelles, pèsent toujours. Les fournisseurs de rang 1 et 2 doivent tenir la cadence, sous peine de voir les avions s’accumuler en attente de complétion sur les parkings de Toulouse et Hambourg.
Face à Boeing, qui peine encore à redresser sa production après les déboires du 737 MAX et les difficultés du 787, Airbus conserve un avantage tactique. Mais la marge de manœuvre se réduit : toute nouvelle perturbation sur les lignes d’assemblage compromettrait l’objectif annuel. Les trois derniers mois de 2026 seront déterminants.
Enjeux de la montée en cadence Airbus
Rythme de production soutenu
Airbus passe de 19 livraisons en janvier à 89 en juin, une progression mensuelle moyenne de 12 appareils qui doit tenir jusqu’en décembre.
Contraintes fournisseurs
Moteurs et pièces structurelles restent les goulots : tout retard sur la chaîne d’approvisionnement bloque des avions en attente de complétion.
Commandes SAS sur l’A330neo
40 A330neo commandés par la compagnie scandinave, un pari sur un biréacteur long-courrier moins prisé que l’A350 mais plus flexible.
Objectif 2019 en ligne de mire
870 livraisons en 2026 dépasseraient les 860 de 2019, année record avant la crise. Un symbole de retour à la normale pour Toulouse.
Livraisons Airbus 2026 : les chiffres clés
- 89 avions livrés en juin 2026, record mensuel de l’année
- 351 livraisons cumulées au premier semestre 2026
- 821 commandes nettes sur janvier-juin 2026, dont 40 A330neo pour SAS
- Objectif de 870 livraisons annuelles, soit 10 de plus qu’en 2019
- A321neo en tête des volumes avec 39 unités livrées en juin
Livraisons Airbus 2026 : les chiffres clés
- 89 avions livrés en juin 2026, record mensuel de l'année
- 351 livraisons cumulées au premier semestre 2026
- 821 commandes nettes sur janvier-juin 2026, dont 40 A330neo pour SAS
- Objectif de 870 livraisons annuelles, soit 10 de plus qu'en 2019
- A321neo en tête des volumes avec 39 unités livrées en juin