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L’EPR de Flamanville coûte 23,7 milliards d’euros et s’arrête 350 jours dès septembre 2026

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Le réacteur EPR de Flamanville atteint 23,7 milliards d’euros selon la Cour des comptes, soit sept fois le devis initial de 2007. Il s’arrête dès le 26 septembre 2026 pour 350 jours de contrôles obligatoires.

Les magistrats financiers ont tranché en janvier 2025 : le coût total à terminaison de Flamanville 3 atteint 20,4 milliards d’euros en valeur 2015, soit 23,7 milliards en euros 2023. EDF conteste légèrement et avance 19,3 milliards en euros 2015, soit 22,6 milliards en valeur 2023, coût de financement compris. Un écart d’un milliard qui ne change rien à l’échelle du dérapage. Le chantier avait été facturé 3,3 milliards d’euros en 2007.

La facture grimpe à chaque rapport. L’estimation précédente de 2020 s’établissait à 19,1 milliards d’euros en valeur 2015. La nouvelle évaluation ajoute 1,3 milliard, rien que pour les essais et la première phase d’exploitation : préparation de l’arrêt 2026, changement à venir du couvercle de la cuve, achat de pièces de rechange. Le réacteur coûte même après sa mise en service.

Puissance maximale atteinte, puis arrêt immédiat

Le réacteur du Cotentin vient d’atteindre sa pleine puissance. « C’est un jour important pour Flamanville 3, ses salariés et partenaires industriels, puisqu’en tout début d’après-midi, l’EPR a atteint 80 % de puissance, soit environ 1 200 MW », s’était félicité Sébastien Miossec, directeur délégué à la production d’EDF, avant le passage au seuil des 100 %. Le temps des félicitations aura été court.

L’installation s’arrête le 26 septembre 2026. Durée minimale de l’arrêt : 350 jours. C’est une obligation réglementaire, imposée à tous les réacteurs français trente mois après le premier chargement du combustible. Près de 2 500 personnes et 200 entreprises partenaires réaliseront environ 20 000 opérations de contrôle et de maintenance.

Premier exemplaire, prudence maximale

Le directeur du site détaille le programme : « On va faire un bilan complet de l’installation, on va contrôler la cuve du réacteur et la monter en pression, vérifier les organes internes, tester l’enceinte pour vérifier son intégrité. On sera amenés à faire des opérations de maintenance sur la turbine. » La dernière visite complète en France, à Civaux 1, avait duré 290 jours. Flamanville 3, premier exemplaire de la série EPR, impose soixante jours de plus.

Le réacteur le plus puissant du parc nucléaire français n’aura donc tourné à pleine puissance que quelques mois avant sa première longue pause technique. C’est le premier réacteur neuf à démarrer en France depuis 25 ans.

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Rédactrice chez Industriel.net
Sophie Berlu suit les évolutions des filières industrielles, des marchés de l'énergie et des innovations qui accompagnent la transformation des entreprises. Elle met en perspective les enjeux économiques, technologiques et environnementaux à travers des contenus documentés et accessibles. Pour enrichir ses recherches et optimiser la qualité de ses articles, elle s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en réalisant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
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