Le 9 juillet à Biarritz, 24 startups du Pays basque rencontrent des acheteurs nationaux (EDF, Airbus, OVH) dans un format de speed-dating industriel. L’objectif : décrocher des contrats sur le long terme.
Quatrième édition pour l’opération « Je Choisis La French Tech Pays basque ». Le Casino de Biarritz accueille ce jeudi une après-midi de rencontres directes entre jeunes pousses locales et décideurs de grands groupes, collectivités et investisseurs. Le format : deux tables thématiques, une vingtaine de startups par groupe, une présentation éclair devant les acheteurs, puis échanges ciblés. Pas de grand-messe ni de pitchs sur scène. Juste des rendez-vous efficaces, pensés pour générer du business concret.
Le dispositif s’inscrit dans la stratégie nationale de la Mission French Tech, pilotée par le ministère de l’Économie. L’ambition : doubler les commandes publiques et privées passées auprès des startups françaises d’ici 2027. Sur le terrain basque, l’initiative fonctionne comme un accélérateur de mise en relation. Les startups sortent de leur territoire, les grands groupes découvrent des solutions qu’ils n’auraient jamais sourcées seuls.
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Deux tables, deux univers : transition écologique contre santé-numérique
Les 24 startups sont réparties en deux groupes. D’un côté, « Transition écologique et sociale » : Aguila Technologies, Butrfly, Wave Bumper, Lunxter, Kollect tech by k-caravane, E-Taranis, Traille, Fleeti, ExofairR, Arkeon, Trashboard, Deep4Climate. De l’autre, « Santé, numérique, IA et cybersécurité » : Medialeads, PrintYourFeet, Virtual therapia, Emopsy, Absolut’sound, Doctor IA, Lawxer, Elqano, Elika Team. À 15 h 30, chaque groupe présente ses produits devant un panel d’acheteurs nationaux. Puis place aux échanges individuels, avant une séquence de networking en fin de journée.
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L’an dernier, lors de l’édition 2025, une vingtaine de startups avaient déjà participé à un rendez-vous similaire le 3 juin. Parmi les secteurs représentés : transition écologique, numérique, santé, agriculture, industrie. Le format s’est affiné. Les organisateurs ont réduit le nombre de participants pour privilégier la qualité des échanges. Chaque startup dispose d’un temps de parole court mais structuré, face à des décideurs qui ont un budget et un calendrier d’achat.
EDF, Airbus, OVH, Société Générale : les acheteurs jouent le jeu
Côté acheteurs, la liste fait office de who’s who de l’industrie et des services français. EDF, Airbus, OVH, Société Générale, KPMG, Ramsay, Banque de France, préfecture des Pyrénées-Atlantiques, Département 64, mairies de Bayonne et Biarritz. Mais aussi des acteurs locaux comme Lauak, Zoomalia, Izaralde, Rudge, La ManufactureF, Aztarna, Ibilki, PréviFrance. Pour ces entreprises, participer à l’événement relève d’une stratégie d’achat responsable : favoriser l’innovation française, raccourcir les circuits de sourcing, tester des solutions émergentes avant qu’elles ne soient captées par les concurrents.
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La Communauté d’agglomération du Pays basque (CAPB) figure parmi les acheteurs publics présents. Les collectivités cherchent des solutions pour leurs services numériques, leurs chantiers de transition énergétique, leurs projets de mobilité. Les startups locales connaissent le terrain, comprennent les contraintes réglementaires et peuvent déployer rapidement. Pour un acheteur public, c’est un gain de temps et de risque.
Pourquoi ce format de rencontres change le sourcing des startups
La French Tech Pays basque, un écosystème en croissance
Le territoire basque ne joue pas dans la même catégorie que Paris, Lyon ou Toulouse. Mais il capitalise sur une combinaison rare : qualité de vie, proximité de l’Espagne, tissu industriel historique (aéronautique, défense, santé), afflux de talents en télétravail. La French Tech Pays basque fédère une centaine de startups et scale-ups. Certaines, comme Aguila Technologies (drones pour l’industrie) ou Arkeon (biotechnologies pour l’alimentation durable), ont déjà levé plusieurs millions d’euros et exportent leurs technologies.
L’événement du 9 juillet illustre un changement de méthode. Plutôt que d’attendre les appels d’offres publics, les startups vont directement à la rencontre des acheteurs. Plutôt que de pitcher devant des investisseurs, elles pitchent devant des clients potentiels. Le modèle se rapproche du B2B accelerator américain, où la validation commerciale prime sur la levée de fonds. Les organisateurs espèrent que plusieurs contrats émergeront dans les mois qui suivent, avec des premiers paiements avant la fin de l’année.
Un modèle qui se duplique, malgré les incertitudes
L’initiative « Je Choisis La French Tech » ne se limite pas au Pays basque. D’autres territoires (Bretagne, Occitanie, Grand Est) organisent des formats similaires. L’idée : créer un réseau national de rencontres entre startups et acheteurs, avec des sessions régionales qui facilitent la logistique et renforcent l’ancrage local. Le ministère de l’Économie soutient ces événements dans le cadre de sa politique de souveraineté numérique et industrielle. Mais le contexte budgétaire reste tendu. Les commandes publiques n’augmentent pas au rythme annoncé, et les grands groupes arbitrent toujours entre innovation locale et solutions étrangères moins chères.
Pour les startups présentes ce jeudi, l’enjeu dépasse la signature immédiate d’un contrat. Il s’agit de se faire connaître, d’entrer dans les radars des acheteurs, de tester la pertinence de leur offre face à des décideurs qui ont déjà des fournisseurs installés. Certaines reviendront l’an prochain avec un produit plus mature. D’autres auront décroché un pilote, une commande test, une mise en relation avec un autre client. C’est le jeu du sourcing précoce : planter des graines, pas attendre la récolte le jour même.
| Thématique | Startups présentes |
|---|---|
| Transition écologique et sociale | Aguila Technologies, Butrfly, Wave Bumper, Lunxter, Kollect tech by k-caravane, E-Taranis, Traille, Fleeti, ExofairR, Arkeon, Trashboard, Deep4Climate |
| Santé, numérique, IA et cybersécurité | Medialeads, PrintYourFeet, Virtual therapia, Emopsy, Absolut’sound, Doctor IA, Lawxer, Elqano, Elika Team |
Source : Sud Ouest
| Type d’acheteur | Acteurs présents |
|---|---|
| Grands groupes nationaux | EDF, Airbus, OVH, Société Générale, KPMG, Ramsay |
| Collectivités publiques | CAPB, Département 64, Mairie de Bayonne, Mairie de Biarritz, Préfecture des Pyrénées-Atlantiques, Banque de France |
| Acteurs locaux | Lauak, Zoomalia, Izaralde, Rudge, La ManufactureF, Aztarna, Ibilki, PréviFrance |
Source : Sud Ouest
French Tech Pays basque : les chiffres clés de l'édition 2026
- Quatrième édition de « Je Choisis La French Tech Pays basque » au Casino de Biarritz le 9 juillet 2026
- 24 startups locales divisées en deux groupes : transition écologique d'un côté, santé-numérique-IA de l'autre
- Acheteurs présents : EDF, Airbus, OVH, Société Générale, KPMG, CAPB, Département 64, mairies de Bayonne et Biarritz
- Objectif national : doubler les commandes publiques et privées aux startups françaises d'ici 2027
- Format : présentation devant acheteurs à 15 h 30, puis échanges individuels et networking en fin de journée