La place parisienne a clôturé en territoire positif ce lundi malgré une série de bombardements sur l’Iran. Le rendement de l’obligation française à 10 ans s’approche du seuil symbolique de 4 %.
L’indice vedette parisien a terminé la séance dans le vert, porté par les résultats d’entreprises et un reflux du prix du pétrole. Une performance qui détonne avec les tensions qui persistent au Moyen-Orient, où les frappes se multiplient sur le territoire iranien depuis le week-end.
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Le mouvement s’inscrit dans un contexte boursier européen solide. Le CAC 40 évolue désormais à 1,5 % de son plus haut historique, tandis qu’Euronext a franchi un nouveau record après la publication de ses comptes trimestriels. Saint-Gobain, Crédit Agricole et Engie figurent parmi les valeurs saluées par les investisseurs.
Les taux longs sous tension
Sur le marché obligataire, le rendement du titre français à 10 ans se rapproche de 4 %, un niveau qui marque une zone de vigilance pour les analystes. Aux États-Unis, le taux équivalent oscille autour de 4,1 % depuis le début de l’année, après un repli de plus de 40 points de base lié aux baisses de taux de la Fed et aux inquiétudes sur l’emploi américain.
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Les prévisionnistes tablent sur une stabilité relative d’ici fin 2026. JPMorgan anticipe un rendement à 4,35 % pour le Treasury à 10 ans, BofA Securities à 4,25 %. Une reprise économique pourrait cependant faire grimper les taux longs, ce qui pèserait sur les rendements totaux des portefeuilles obligataires [1].
Une année agitée derrière les performances affichées
Le CAC 40 affiche une hausse de 7 % depuis le 1er janvier 2025, un chiffre modeste comparé au S&P 500 (+11 %) ou au DAX allemand (+16 %). Mais ces performances masquent une volatilité marquée. Le point bas de l’année avait été atteint le 8 avril 2025, après le discours du « Liberation Day » de Donald Trump. Depuis, le rebond a été spectaculaire : l’indice américain a repris 33 % depuis son creux [3].
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Le spread de crédit entre les obligations d’entreprises notées investissement et les bons du Trésor américain s’établit autour de 80 points de base, proche d’un plus bas depuis 1998 [1]. Un signe de confiance du marché dans la solidité des émetteurs privés, malgré la remontée des taux souverains.
À Tokyo, le Nikkei a terminé en hausse de 4 % après les annonces de la Banque du Japon, qui a maintenu ses taux tout en laissant entrevoir de futures hausses. Le yen, dont le rebond brutal a pesé sur les exportateurs nippons, reste au cœur de l’actualité macroéconomique.
Sources
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