IndustrielEntreprisesLes Bourses européennes clôturent en ordre dispersé, le luxe plombé par LVMH

Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé, le luxe plombé par LVMH

-

Les places européennes ont fini la séance du 16 juillet sans fil directeur : Paris perd du terrain, Londres et Francfort grappillent quelques points.

Le CAC 40 a cédé 0,39% à 7 511,57 points, tiré vers le bas par LVMH qui a publié un chiffre d’affaires du deuxième trimestre inférieur aux attentes. Le titre du leader mondial du luxe a abandonné 4,45%, pesant sur l’ensemble de la cote parisienne. Le Stoxx 600 européen a perdu 0,18%, tandis que Francfort prenait 0,14% et Londres 0,17%.

LVMH déçoit, le luxe trinque

LVMH a enregistré un chiffre d’affaires de 20,98 milliards d’euros au deuxième trimestre, en hausse organique de 1% seulement. Les analystes attendaient mieux. La division Mode & Maroquinerie, locomotive habituelle, affiche une croissance ralentie. La Chine, marché-clé, reste atone. Hermès a résisté, en hausse de 0,27%, mais Kering a chuté de 3,12%. Le secteur du luxe européen, qui pèse lourd dans les indices, a freiné l’ensemble de la séance.

Helsing lève 1,8 milliard de dollars et devient la licorne défense européenne la mieux valorisée

À Francfort, SAP a progressé de 1,8% après avoir relevé ses prévisions annuelles, soutenant le Dax. Siemens a gagné 0,9%. À Londres, les valeurs minières ont bénéficié d’un rebond du cuivre : Glencore a pris 2,1%, Anglo American 1,7%.

Le Moyen-Orient pèse sur le moral

Les tensions au Moyen-Orient ont pesé en arrière-plan. Les cours du pétrole ont légèrement remonté, le Brent gagnant 0,8% à 85,30 dollars le baril. Les investisseurs scrutent la situation géopolitique, qui pourrait perturber les approvisionnements énergétiques. Le moral des opérateurs reste fragile : la croissance européenne patine, les banques centrales tergiversent sur le rythme des baisses de taux.

Les Bourses européennes progressent sous l’œil des investisseurs attentifs à Ormuz

Wall Street a ouvert en ordre dispersé : le Dow Jones grignotait 0,1%, le Nasdaq perdait 0,3%, plombé par les technologiques. Les résultats des banques américaines, publiés en début de semaine, ont été mitigés. Goldman Sachs et Bank of America ont dépassé les attentes, Morgan Stanley a déçu.

Les taux obligataires sont restés stables : le rendement du Bund allemand à 10 ans s’affichait à 2,47%, celui de l’OAT française à 3,12%. L’écart de taux entre Paris et Berlin reste élevé, reflet des inquiétudes sur la dette française. L’euro a fléchi légèrement face au dollar, à 1,089 dollar pour un euro.

Helsing lève 450 millions d’euros pour son IA de défense

Demain, les investisseurs guetteront les chiffres de l’inflation britannique et les ventes au détail aux États-Unis. Les marchés restent suspendus aux signaux macroéconomiques, à la recherche d’une trajectoire plus claire pour la fin de l’année.

Rédacteur chez Industriel.net
Antoine Rives suit de près les évolutions de l'industrie, de l'économie et du monde de l'entreprise afin de décrypter les transformations qui impactent les professionnels. Il s'intéresse particulièrement aux innovations industrielles, à la production, à l'énergie, à la logistique et aux stratégies des acteurs économiques, des thématiques au cœur de la ligne éditoriale d'Industriel.net. Pour enrichir ses recherches et structurer ses contenus, il s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en assurant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
Antoine

Articles

Stay Connected

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
0SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Articles